Vendredi 19 juin 2009


Comme chaque année, des départs en bus sont prévus depuis Lille. Pour en profiter, prière de se rapprocher de la Fédération du Nord du Parti communiste français au 18 Rue Inkermann 59000 Lille (03.20.63.08.08 - pcfnord@pcf.fr).

Et surtout

BONNE FETE DE L'HUMANITE!!!

Par UEC - Publié dans : Rendez-Vous
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 23 mars 2009
    Le mouvement contre la LRU et ses conséquences désastreuses ne faiblit pas. Tant au niveau national : 50 000 étudiants et enseignants-chercheurs ont défilé dans les rues lors de la grève nationale du 19 Mars ; qu'au niveau local.
En effet, ce lundi 23 Mars, l'Université de Lille 3 a rejoint Lille 2 et Lille 1 en se prononçant majoritairement pour un blocage des locaux et l'arrêt des cours : 757 POUR (60, 22%), 466 CONTRE (37,07%) sur 1 300 étudiants réunis en Assemblée Générale.
Le blocage comme expression d'une mobilisation légitime apparait dès lors comme la voie choisie par les étudiants de Lille pour se mobiliser au mieux et créer le rapport de force nécessaire pour faire plier le gouvernement.

Nos revendications sont claires, et elles commencent par l'abrogation pure et simple de la LRU, refus du processus de Bologne et de la stratégie de Lisbonne (tendant à faire de l'économie Européenne l'économie de la connaissance la plus compétitive du monde), à l'origine d'un mouvement de contestation européen, et de notre lutte contre le démantèlement de l'Université Publique et de la marchandisation des savoirs.

Nous, étudiants communistes, considérons le mouvement actuel comme juste. Et nous appelons à sa massification, seul moyen de gagner la bataille idéologique, premier pas nécessaire pour espérer un changement politique radical.

Nous soutenons dans ce cadre toutes les formes de luttes que choisiront démocratiquement les étudiants, cependant  nous tenons à les mettre en garde contre tout risque de division, et contre la désertification de l'Université, par suite du blocage. Fort de notre expérience de la mobilisation de 2007/2008 contre la LRU, nous savons que les débats ont tendance à se cristaliser essentiellement autour des formes de mobilisation, et qu'on en vient dès lors à oublier le fond du problème : la loi LRU et ses suites.

C'est pourquoi l'Union des Etudiants Communistes appellent les étudiants à participer en masse aux différentes Assemblées Générales, notamment celles organisées par les UFR, afin que chacun s'approprie pleinnement les enjeux du mouvement de contestation, et aborde ainsi les revendications qui permettront de construire un véritable projet pour notre Université.
Dans ce sens, nous appelons à la tenue d'Etats Généraux des Universités, lieu de dialogue réel et de prise en considération des aspirations de la communauté universitaire.
Par UEC - Publié dans : Lutte contre la L.R.U.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 9 décembre 2008

    Le Parti Socialiste a enfin désigné sa secrétaire nationale et clos ainsi son Congrès de Reims, dans la douleur. Cette manière de concevoir la politique comme la conçoivent les leaders socialistes reste totalement étrangère au peuple de France. Les étudiants, plus particulièrement, restent imperméables aux guerres d'appareils et aux enjeux politiciens d'une organisation par trop influencée par le système pourri de la Vème République, et par une monarchie élective plus attachée aux personnalités plutôt qu'à la réelle prise en compte des aspirations populaires. Et ils ont raisons !


    Plus spécialement en ce qui concernent les réformes universitaires, le PS n'a toujours pas clarifié ses positions : est-il favorable ou non à la marchandisation de l'Education Nationale et du service public d'enseignement supérieur ?

Car les socialistes, quand ils ne furent pas les initiateurs du processus de privatisation et de démantèlement de l'enseignement supérieur ( cf. Claude Allègre et son « grand marché éducatif du XXIè siècle ) alors qu'ils étaient au gouvernement, ne rompirent pas non plus avec l'unanimisme gouvernemental et parlementaire autour de la loi Pécresse en 2007 ( les députés socialistes étant favorables au « principe de l'autonomie », c'est-à-dire à l'esprit de la LRU, au Plan Campus et au Plan Réussite en Licence ).

Seuls les communistes se sont opposés sur le fond et sur la forme aux réformes Pécresse ; avec les étudiants, majoritairement contre la LRU, les communistes se sont engagés et continuent de lutter contre les effets néfastes d'un processus qui tend à nous priver d'un enseignement de qualité, des savoirs et de la recherche dont notre pays a tant besoin.


    C'est pourquoi, dans un contexte où le PS s'embourbe dans une guerre des chefs, mais aussi dans un contexte européen où des résistances apparaissent, où les étudiants allemands, les étudiants italiens, les grecs aussi, se mobilisent contre la privatisation de leurs Universités, contre la suppression d'enseignants-chercheurs, pour la gratuité de l'inscription ainsi que pour l'augmentation des moyens pour accéder aux études supérieures ( bourses, services universitaires, ... ), l'Union des Etudiants Communistes réaffirme que la LRU ne servira qu'à soumettre la production de la connaissance et le partage des savoir aux intérêts politiciens et économiques (entendez privés).


    Dans la perspective des élections européennes, l'Union des Etudiants Communistes appelle tous les acteurs de l'enseignement supérieur, enseignants, chercheurs, étudiants, salariés, syndicats et associations à se mobiliser pour que se constitue un Front Progressiste. Ce Front réclamera très clairement l'arrêt de la Stratégie de Lisbonne qui veut faire de l'économie européenne « l'économie de la connaissance la plus compétitive du monde », le respect du NON au Traité de Lisbonne refusé en 2005, et affirmera son attachement au service public de l'éducation et de l'enseignement supérieur : notre éducation n'est pas à vendre !

Par UEC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 14 décembre 2007

Lundi 10 décembre, les étudiants de Lille III avaient massivement participé à l'Assemblée Générale en décidant par un vote de reconduire pour une semaine le blocage de l'université. Ce sont près de 2500 étudiants qui avaient participé au débat, puis pris position majoritairement sur le blocage comme moyen de mobilisation.

A la suite de cette Assemblée Générale et en pleine continuité avec son attitude de la semaine précédente, la direction de l’université a tardé à réagir par voie officielle et n'a pas relayé du tout le résultat du vote de l'Assemblée Générale, provoquant une fois de plus le désordre et l'incompréhension de la communauté universitaire.

L'Union des Etudiants Communistes de Lille avait immédiatement pris acte de la décision de l'Assemblée Générale. Pour autant, nous sommes conscient que le blocage n'est plus un outil pertinent pour la suite de la lutte et sa massification. Nous sommes partisans d'une poursuite de la mobilisation sous d'autres formes que celle du blocage total, et cela dès l'Assemblée Générale du lundi 17 Décembre.


Cependant, nous sommes depuis une semaine dans une situation inadmissible !

Les étudiants se prononcent de manière démocratique pour la reconduction du blocage, et pendant ce temps, des examens et des cours se tiennent clandestinement, avec pour la plupart du temps seulement une poignée d'élèves. Les conditions d'évaluations mise en place actuellement ne permettent pas une pleine égalité des chances entre les étudiants, ni leur réussite. En effet, la direction de l’Université fait mine d’ignorer qu’il manque un mois et demi de cours aux étudiants, et ne donne aucune consigne claire pour assurer de bonnes conditions d’examen après la fin du blocage.


Jean-Claude Dupas, président de Lille III, n'a pas daigné attendre deux jours supplémentaires. Ce jeudi 13 décembre, il a eu recours aux forces de l'ordre pour vider l'Université et enlever les barricades.

Refusant de se soumettre au vote démocratique des usagers de l’université, Monsieur Dupas admet sa défaite et soumet par la force les étudiants à ses propres exigences.


C'est une situation honteuse qui s'est produite aujourd'hui, l'université a été vidée par les CRS d'une manière brutale. Dès 16 heures, ils ont pénétré par les parkings de l’Université, puis ont évacué les bâtiments, et les piquets de grèves alors que les étudiants étaient en manifestation… Une fois les étudiants rassemblés devant les portes closes, tous se sont mis à scander notamment « Dupas, démission ! Les CRS ont alors reçu l’ordre de faire évacuer le parvis, et dans un mouvement de panique, des coups de matraque et des gazages se sont produits. Plusieurs étudiants et enseignants ont été légèrement blessés et la police a procédé à plusieurs arrestations sans motif. Usage de la force sans même que les personnels ou étudiants, même élus, de l’université ne soient mis au courant de la situation : certaines personnes s’étant réfugiées dans la bibliothèque universitaire, d’autres quittant promptement les lieux, etc… A l’heure actuelle, nul de sait jusqu’où monteront les tensions…


L'Union des Etudiants Communistes est indignée devant un tel mépris du mouvement étudiant, de la démocratie universitaire et des libertés de chacun. Nous n'acceptons pas le recours à la force, et ces méthodes sont indignes d'un président d'université ! La situation est inadmissible !

Par UEC - Publié dans : Lutte contre la L.R.U.
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Lundi 3 décembre 2007

Les étudiants de Lille toujours debout !

La lutte contre la LRU n'est pas morte, n'en déplaise à certains. L'AG qui s'est tenue à Lille III à partir de 11h a décidé souverainement de reconduire le blocage durant une semaine par un vote en Assemblée Générale et comptage par portails : POUR la reconduction du blocage, 1201  ;  CONTRE la reconduction du blocage, 812. Soit 60 % des étudiants se prononçant POUR la reconduction du blocage comme moyen d'action dans la lutte contre la LRU.

L'administration avait arbitrairement décidé d'un second vote sous son contrôle, et plus sous contrôle de l'AG comme cela était jusqu'à présent le cas. L'AG a donc décidé d'appeler au boycotte de ce scrutin fantoche ! Celui-ci a d'ailleurs réuni moins de participant que le vote souverain et démocratique, donc légitime de l'AG (respectivement 1646 contre 2013).

Dans un communiqué, le Président de l'Université, qui affectionne tout particulièrement les modes de communication "informels" (Internet) mais qui a horriblement peur de la démocratie étudiante et de la confrontation directe via des débats qu'il ne maîtrise pas, déclare 

"  Il est très dommageable qu'une procédure de vote incontestable n'ait pas été reconnue par tous. J'appelle l'ensemble de la communauté universitaire à trouver rapidement les conditions permettant de sortir de cette situation de crise et d'aller vers la reprise des enseignements.

Jean-Claude Dupas, président de l'université.  "

Bien entendu, nous comprenons que le blocage de l'université embête le président Dupas...c'est vrai que ce blocage nous pénalise tous, que c'est un sacrifice, et qu'il ne tient qu'à Pécresse de faire avancer les choses dans le bon sens : c'est à dire la mise en place d'Etats Généraux de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche après avoir abrogé la LRU.

Mais Dupas ne s'arrête pas là, il appelle "la communauté universitaire" (c'est-à-dire vous, nous, tous ceux qui sont acteurs de l'université) à "trouver les conditions permettant de sortir de cette situation de crise"!!! La bonne blague ! M. Dupas, qui a publiquement pris courageusement position POUR la LRU et qui s'est rangé derrière les positions toutes aussi courageuses du Recteur de l'Académie ( lequel n'a pas hésité à affirmer qu'il avait le pouvoir de rendre caduque une année universitaire, et qu'il serait tenté de le faire si la situation l'exigeait...ambiance... ), nous demande de résoudre la crise! Quand 76 % des étudiants se prononcent CONTRE la LRU, à bulletin secret, lors d'une participation qui rassemble plus de monde qu'aucune élection étudiante (CROUS, élus CA, etc...) n'a jamais connue ; quand ces 76 % se voient dirigés par des rond-de-cuirs qui se moquent comme de l'an 40 de leurs préoccupations et qui n'ont qu'une seule volonté : donner la preuve de leur pouvoir, si minime, si écrasant, si humiliant, si avilissant soit-il ; quand même la communauté des enseignants-chercheurs s'émeut de la situation catastrophique dans laquelle Pécresse veut nous enfermer ; Monseigneur Dupas nous prodigue maints conseils sages et paternalistes, nous prenant encore pour de grands enfants envers qui il faudrait faire plus de pédagogie ( entendez bourage de crâne ).

M. Dupas désire nous donner des leçon sur ce que serait "une procédure de vote incontestable" ... Mais M. Dupas, il est de notre devoir de vous rappeler que le premier vote en AG qui décida du blocage, à main levée, a tacitement été reconnu comme souverain par l'administration, puisque les grévistes ont dès lors pu bloquer les bâtiments, avec l'assentiment de vos Services ! De plus, l'Assemblée Générale a par deux fois accepté d'en passer par les méthodes voulues par l'administration, et qui furent un cuisant revers pour vous, M. le Président ! Faut il vous rappeler une nouvelle fois que vous vous êtes mis plusieurs fois en porte-à-faux vis à vis de la MAJORITE de la communauté universitaire de Lille 3, et que les basses manoeuvres des directeurs d'UFR pour faire lâchement pression sur les étudiants sont en partie de votre responsabilité ! Enfin, ce qui est possible et reconnu ( par notre cher Philippe Rollet, président de Lille 1 ) de faire à Lille 1, à savoir le vote par décompte par portail, est il vraiment impensable que cela se produise à Lille 3 !?! M. Dupas, vous n'avez décidément pas peur des deux poids, deux mesures.

Nous désirons tous "aller vers la reprise des enseignements", mais comprenez bien que cela ne sera pas possible tant que la loi L.R.U. restera en vigueur et sera mise en application avec zèle et soin par vos services, M. Dupas !

Monsieur Dupas, Docteur ès "Démocratie", nous savons que vous resterez toujours à mille lieux des combats courageux, dignes et libres que la jeunesse de ce pays mène, et mènera encore. Nous n'attendons plus rien de vous, plus rien !

Nizan disait : « Nous n'accepterons pas éternellement que le respect accordé au masque des philosophes ne soit finalement profitable qu'au pouvoir des banquiers. » ... c'était dans Les Chiens de garde (1932) ...

Halimi rajoute : « Mais, face à ce que Paul Nizan appelait "les concepts dociles que rangent les caissiers soigneux de la pensée bourgeoise", la lucidité est une forme de résistance. »

Nous ne nous résignerons jamais à devenir vos chiens de garde, Monsieur Dupas ! ...vous qui depuis longtemps n'êtes plus que celui de la classe dominante.

Par UEC - Publié dans : Lutte contre la L.R.U.
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

Contact

Pour nous contacter :

Par mail uec_lille@yahoo.fr

Par courrier Union des Etudiants Communistes, 18 rue d'inkermann, BP 1233, 59000 Lille

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus