
LE LIBERALISME POURRIT
L'EMBAUCHE
LE LIBERALISME C'EST LA PRECARITE
REVOLTE !
Les solutions contre le chômage et la précarité…
C'est 30 ans de fausses solutions, de promesses non tenues, de cadeaux au grand capital…
Depuis plus de trente ans les politiques de l'emploi ne se sont limitées qu'à nous faire entrer dans la tête que seule la "flexibilité" peut créer de l'emploi. Depuis trente ans se sont succédés les contrats aidés tel que les TUC, CES, emplois jeunes ou contrats jeunes, CIP ou encore les récents CNE et CPE. A ces contrats se sont rajoutés tous les "cadeaux au patronat" que sont les différentes baisses de charges sociales. Les conséquences de cette politique sont pour nous désastreuses et s'appellent : chômage, petits boulots et précarité. En clair depuis trente ans la jeunesse de notre pays est sacrifiée sur l'autel du libéralisme. Nous sommes la première génération qui vivra moins bien que ses parents. Pour autant nous ne serons pas une jeunesse sacrifiée.
Les Jeunes ne sont pas une marchandise jetable !
La jeunesse s'est révoltée contre le CPE et a réussi à faire plier le gouvernement De Villepin. Nous avons assisté à un vrai "soulèvement national" de notre génération contre ce nouveau contrat précaire. Cependant il est évident que les Sarkozy, De Villepin et autre Chirac n'ont pas mesurer l'ampleur de la colère de la rue, ni même la portée de cette victoire qui doit en appeler d'autres.
Car rappelons-le, cette dernière mobilisation de la jeunesse est la 3ème en un an.
La 1ère fut le combat mené par les lycéens contre la loi Fillon. Le gouvernement Raffarin s'était débrouillé pour laisser la situation pourrir.
La 2ème fut la révolte des jeunes des classes populaires dans les banlieues. Sarkozy avait riposté par l'état d'urgence et le projet d'une "loi sur l'égalité des chances". C'est ce projet de loi qui contenait le CPE.
Seulement cette fois-ci ce fut toute la jeunesse lycéenne, étudiante, précaire, sans emploi et salariée qui s'est mobilisée et a refusé ce contrat d'esclave qui banalisait la précarité.
Tous ces événements mis bout à bout dessinent un front du refus qui rassemble toute la jeunesse face à un avenir d'exploitation et de précarité.
Nous avons crié haut et fort qu'un autre monde que celui dans lequel nous vivons était possible. Maintenant nous devons construire une alternative politique aux fausses solutions libérales.
Les Jeunes Communistes de Marcq-en-braoeul appellent à tourner le dos clairement aux politiques libérales. Nous souhaitons que la même unité populaire qui a permis le retrait du CPE puisse trouver des prolongements dans la recherche d'alternatives politiques pour sortir de toutes les précarités. Cela passera d'abord par le retrait de toute la "loi sur l'égalité des chances" qui instaurent le travail de nuit à 15 ans, l'apprentissage à 14 ans ou encore la suppression des allocations familiales aux parents d'enfants dits "difficiles".
Il est temps de penser une société dans laquelle il soit possible de se construire un avenir, c'est pour cela que nous proposons :
La sécurité d'emploi et de formation.
C'est alterner durant toute sa vie professionnelle, des périodes d'emploi et de formation sans passer par la case chômage ou précarité mais surtout garder ses revenus et ses droits. Cela répond aux besoins de formations permanentes pour tous. Concrètement, pour les jeunes, cela signifie un dispositif de nouveaux droits qui facilitent l'accès au logement, à la culture, aux transports, aux revenus (allocations d'étude, allocation de recherche d'un premier emploi ou allocation de retours à l'emploi ou à la formation.).
Ce dispositif est possible aujourd'hui car l'argent existe :
- Nous devons taxer les marchés financiers car la spéculation aspire les richesses et parasite le progrès économique et social.
- Le Cac 40 a augmenté de 23% en 2005.
- Les actionnaires des plus grosses entreprises ont empoché 22 milliards d'Euros en 2005.
- Le gouvernement continue pourtant de faire des cadeaux aux patrons.
- Nous devons exercer un contrôle sur l'utilisation des aides publiques pour l'emploi pour favoriser les entreprises qui créent des emplois stables en CDI, bien rémunérés, et offrant des formations valorisantes et non celles qui licencient pour faire plus de bénéfices et "engraisser" les actionnaires. Les élus et les citoyens doivent par ailleurs pouvoir contrôler les aides de l’Etat.
- Nous devons augmenter les salaires avec un SMIC à 1500 euros bruts par mois.
Tout ceci est aux antipodes des politiques menées actuellement par le gouvernement De Villepin/ Sarkozy. Ces derniers ont fait du libéralisme leur programme et ont instauré le CNE.
Contrat Nouvelle Embauche : une arme de plus pour les patrons.
Ce contrat, qui fut passé en force par le biais d'ordonnances le 4 août 2005, est un recul flagrant des droits des travailleurs. Dorénavant, les entreprises de moins de 20 salariés ont la possibilité de créer des emplois avec une période d'essai de 2 ans. C'est une autorisation légale pour l'employeur de licencier sans motif et sans réelle possibilité de recours de la part de l'employé.
Dans les faits, cela se traduit par une mise sous pression permanente des salariés contraints d'être corvéables à merci au risque d'être mis à la porte sans motif valable.
Le CNE crée des "salariés kleenex" et accentue la précarité.
La précarité sous toutes ses formes…
Le CNE est un "sous-contrat de travail" qui pose le problème de l'accès au logement notamment. Sur un marché de l'immobilier où les conditions d'obtention d'un logement même modeste sont de plus en plus drastiques, il est évident que le salarié en CNE rencontre les plus grandes difficultés pour se loger. La raison en est simple : il peut être priver de ressources du jour au lendemain. De la même façon l'obtention d'un simple prêt à la consommation devient alors un "vrai parcours du combattant" : quelle crédibilité a un salarié avec un CNE comme contrat en face d'un banquier pour qui la solvabilité est le seul critère pour accorder un prêt ?
En d'autres termes, le CNE c'est l'insécurité et l'incertitude comme seul projet d'avenir, en particulier pour les jeunes qui sont déjà les premières victimes de la précarité sous toutes ses formes.
Mais c'est également le point principal du "projet" de Sarkozy pour la France en 2007.
Le ministre de l'intérieur n'a que pour lui une soif de pouvoir dévorante et qui n'a aucune limite : ses dents ne rayent pas le parquet, elles le labourent, le retournent. Pour parvenir à ses fins il surfe sur tous les malaises : le chômage, l'inquiétude sociale et tous les rejets, sur le besoin de rupture…
La "méthode à sarko" c'est faire croire au changement et derrière un discours musclé relayé par tous les médias c'est promouvoir une France ultra libérale, une France "à l'américaine", une France de la précarité généralisée.
Le point principal du programme de Sarkozy : la libéralisation du marché de l'emploi.
Au lieu d'augmenter les salaires et d'accorder de nouveaux droits aux salariés, Sarkozy visent à appliquer le programme du MEDEF. C'est à dire la mort des 35 heures et un contrat de travail unique pour tous dont les garanties seraient renforcées au cours du temps. Le rêve de Sarkozy et le même que Laurence Parisot, présidente du MEDEF : des salariés corvéables à volonté, résignés et surtout sans aucuns droits. Bref un CNE/CPE pour tous !
PAROLES DE JEUNES PRECAIRES A MARCQ-EN-BAROEUL.
La précarité est un fléau qui touche aussi la jeunesse de Marcq-en-baroeul. Nous avons souhaité donner la parole à Ludovic, Corinne, Maxence et Audrey pour qu'ils nous livrent leurs témoignages sur leur condition de vie.
Ludovic, 32 ans.
"Je suis intérimaire depuis treize ans. J'ai effectué tous les métiers. De magasinier à ouvrier d'usine, baladé de chantier en chantier… Et aujourd'hui, où en suis-je ? Mon salaire ne change pas. Le mois dernier, je me battais avec d'autres intérimaires pour obtenir un euros de plus à l'heure : le patron a refusé… Je n'ai jamais accepté de remplacer un ouvrier licencié. Mais c'est une pratique utilisée. Ce qui fait mal aussi, c'est qu'on nous considère comme de vulgaires chewing gum : quand ça n'a plus de goût, on le jette!"
Corinne, 24 ans.
"La sécurité de l'emploi, voilà ce que promet la Droite. Parlons-en, à la lumière de mon expérience. Chaque nouvelle recherche d'emploi, quel qu'il soit, aboutit trop souvent à un échec. Ce n'est pourtant pas à cause d'une mauvaise volonté de ma part. J'ai, par exemple, pu obtenir un CES et participer ainsi à l'entretien des espaces verts. Bien que j'aie donné toute satisfaction dans mon travail, que j'ai obtenu mon diplôme de qualification, la DDE ne m'a finalement pas embauché. J'ai changé à plusieurs reprises d'orientation professionnelle, mais à chaque expérience, l'emploi a été de courte durée et sans embauche. Ma détermination et mon courage se résument donc en une addition de contrats précaires. Pourquoi cette situation ? Je montre toujours que je veux travailler. Il faut que cela change, et qu'à nous, les jeunes, on nous propose de vrais emplois."
Maxence, 23 ans.
"Que nous reste-t-il ? Il fut un temps où nous disions "attends un peu, c'est la fin du mois". Mais à présent la fin s'est transformée en milieu de mois ! Après avoir payé loyer, assurances, EDF-GDF (qui ne cessent d'augmenter), téléphone, …qu'avons-nous dans nos poches pour "profiter de la vie ?" Une simple sortie au cinéma devient un luxe, alors on se loue un DVD et on reste chez soi ! Un petit resto entre amis qui devient un Mc Do ! Et pour finir la soirée, une sortie en boîte où un verre coûte pratiquement le même prix que la bouteille en grande surface ! On ne peut plus continuer comme ça ! Où va notre jeunesse ? »
Audrey, 20 ans.
"Par les temps qui courent, il est difficile, voire impossible, pour nous les jeunes en particulier, de pouvoir bénéficier d'un moyen de transport. Acheter une voiture, même d'occasion, ce n'est pas facile, car les banques ne prêtent qu'à ceux qui ont un emploi stable : intérimaires, CNE s'abstenir ! Il reste ensuite à payer l'assurance et le carburant qui ne cessent d'augmenter. Avec le coût de la vie qui est de plus en plus élevé, et les salaires qui sont trop bas et ne changent pas, il est impossible de subvenir à tous nos besoins. Il est grand temps qu'ensemble nous réagissions…"

La Révolution au Venezuela,
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