Mardi 11 juillet 2006
 

Contre la précarité, au-delà du CPE,

construisons ensemble une alternative !



Quel triste spectacle que celui de jeunesse en janvier dernier… On annonçait des centaines de postes en moins, et quelle est la réaction des étudiants ? Descendent-ils, furieux, dans la rue ? Non. Rien ne se passe. En février, c’est au tour de la directive Bolkenstein d’instaurer la précarité partout en Europe, malgré le NON à l’Europe capitaliste de mai dernier. Que font les jeunes ? Rien. Pourtant, déjà, les syndicats et les étudiants communistes sont dans le combat. Qui pouvait espérer, cependant, que quelques semaines après, la France connaîtrait le plus magnifique mouvement social qu’elle ait connu depuis 1995, voire les années 70 ?

Car c’est bien la même jeunesse qui s’est massivement mobilisée contre le CPE. Celle là même dont tout le monde pensait qu’elle n’avait plus de conscience politique, qu’elle ne pensait qu’à son présent sans préparer l’avenir, et que, osons le dire, on croyait soumise.

Cette révolte des étudiants et des lycéens a conduit le gouvernement de droite et le patronat à reculer pour la première fois depuis 2002. Mais n’oublions pas que nous, lycéens, étudiants, ne fûmes pas seuls : seule la grève massive des salariés, conjuguée bien sûr aux efforts de la jeunesse, a pu venir à bout des projets de régression sociale que souhaitait la bourgeoisie française. Outre le retrait du CPE (victoire incontestable), c’est cela le principal acquis de cette lutte : les travailleurs de notre pays ont vu que la grève pouvait vaincre. Gageons qu’ils le retiendront, et que la prochaine fois sera la bonne pour sortir le patronat et ses partis définitivement.


Ce fut une mobilisation de tous les instants. Levés à 5h30, tournée des usines pour informer les salariés sur la réalité de la Loi pour l’ « Egalité » des Chances, actions coup de poing, Assemblées Générales, préparations de manifs… Nous en sommes parfois venus à nous demander si nous étions encore étudiants, ou si notre seule activité était devenue le militantisme, le militantisme pour défendre notre avenir et celui de nos enfants. Occupations nocturnes épuisantes, courses entre partis et syndicats pour obtenir des aides, que les communistes ont été les premiers à fournir, et toujours, expliquer, démontrer, aller parler à chaque citoyen : tel a été le quotidien des jeunes mobilisés pendant presque 3 mois pour certains d’entre eux…


C’est une victoire bien méritée, donc, qu’a obtenue la jeunesse de notre pays. Mais une victoire encore partielle. Le CNE, père du CPE, n’est pas mort. Les communistes en exigent dès maintenant l’abrogation, comme de toutes les contre-réformes Jospin/Raffarin/De Villepin. Au-delà, la Loi pour l’Egalité des Chances doit être entièrement renégociée, il est impensable que la France soit un Etat où le travail de nuit est autorisé pour les enfants de plus de 15 ans, et où l’apprentissage commence dès 14 ans ! Les communistes appellent donc l’ensemble des français à continuer, quelle que soit sa forme, sa lutte contre la Loi pour l’Egalité des Chances, et contre tous les emplois précaires ! Nous nous donnons d’ores et déjà rendez vous le Premier Mai et dans les multiples forums que nous organiserons pour bâtir ensemble des propositions. Il ne faut pas non plus oublier le contrat locatif « prêt à expulser » que vient de pondre notre gouvernement : non seulement l’emploi deviendrait précaire, mais on pourrait, en plus, se trouver à la rue du jour au lendemain… C’est assez ! Nous ne devons pas non plus accepter que des jeunes soient poursuivis parce qu’ils ont participé à ce grand mouvement revendicatif, qui sera sans doute retenu par l’Histoire comme celui du réveil d’un peuple endormi : signons massivement la pétition lancée par l’Humanité, le journal des jeunes et des travailleurs.


Cette lutte contre le CPE est certes une grande victoire du peuple de France. Mais les jeunes ont toutefois appris une autre leçon lors de leurs longs débat (certes, un peu trop arrosés parfois…) : il n’y a pas de lutte contre la précarité sans lutte contre la société globale, contre la société capitaliste. La précarité, la misère, sont inhérentes à cette société dans laquelle nous vivons. Il faut, pour le patron, faire toujours plus de profits, et donc pressuriser toujours plus le salarié. L’objectif du gouvernement, au-delà du CPE, c’était le contrat unique pour tous, la précarité à vie. Les jeunes ont commencé à penser aux alternatives. Ils ont commencé à réfléchir à « comment faire autrement ». Et la réponse est parfois venue de ceux qu’on pensait les moins politisés : « nationalisation des moyens de production, tout le pouvoir aux travailleurs ». Derrière ce slogan apparemment simpliste se cache probablement la clé de nombre de nos problèmes. Ainsi, la jeunesse de notre pays montre le chemin : pour battre définitivement le capitalisme, il faut passer à un régime communiste en France, sans consensus. Alors, dans la rue et dans les urnes, tous ensembles, il est temps, contre la précarité, de bâtir ensemble une alternative ! Rassemblons nous !

 

Xavier Dubois, membre du Conseil National de l’Union des Etudiants Communistes

par UEC publié dans : Nos combats
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Mardi 11 juillet 2006

Révolution numérique et droits d'auteur :

Pour une société de la culture et

de la connaissance partagées

Nous vivons depuis une dizaine d'année une révolution technologique sans précédent : l'âge du numérique et le développement du réseau Internet ont ouvert des perspectives inédites pour un monde de la connaissance et de la culture universellement partagée. Ces bouleversements techniques ont suscité de nouvelles pratiques : peer to peer, créations collectives... A leur manière, ces nouveaux usages expriment et ravivent l'aspiration irréductible des peuples à la création, à la découverte et à l'échange de l'information, des oeuvres et des productions de l'esprit.

Mais ce monde naissant est insupportable à l'ordre libéral. Prisonnier de sa logique obsessionnelle de marchandisation de l'ensemble du vivant et des activités humaines, les industries culturelles, les multinationales des loisirs et de l'information mènent l'offensive pour conserver et étendre les profits considérables qu'ils tirent de leur monopole de propriété sur l'information et les oeuvres. Pour imposer cette économie de rente qui leur permet de commercialiser indéfiniment leur catalogue de « produits culturels », elles conduisent un lobbying forcené pour obtenir la légalisation des mesures de surveillance et de contrôle indispensables à la perpétuation de leur modèle économique. Comble de malhonnêteté, c'est la défense du droit des auteurs qui est invoquée pour garantir par la loi les intérêts économiques des majors du disque et de l'audiovisuel contre ceux des auteurs et ceux du public.

Qu'en est-il exactement ?

Les artistes ne doivent plus être spoliés de leurs droits

Pour un morceau de musique téléchargé au prix d'1 € les recettes se répartissent ainsi:

> 61 c Maison de disque

> 20 c TVA

> 7 c SACEM / SDRM

> 6 c Plate-forme téléchargt.

> 3 c Artistes

> 1 c Telecommunication

> 1 c Frais bancaires

> 1 c Licence logiciel DRM

Les artistes sont la dernière roue du carrosse dans lequel les majors de « l'entertainment » roulent grand train. Sur un CD payé 15 €, les artistes ne touchent que 2 €, contre près de 11€ pour la grande distribution et la maison de disque. Mais cela ne suffit pas pour combler les appétits de ces dernières : l'offre commerciale de téléchargement sur Internet exproprie un peu plus les artistes en ne leur réservant plus que 3 % du prix d'achat d'un morceau de musique. Que ce soit l'industrie musicale ou cinématographique, on observe la même explosion des profits. Si les ventes de CD ou la fréquentation des salles de cinéma stagnent, d'autres marchés s'envolent et les sources de profits considérables se multiplient : vente en ligne, téléchargement de sonneries issues du répertoire des stars en vogue, DVD, produits dérivés,... Autant de recettes nouvelles qui viennent grever le budget que les ménages peuvent consacrer aux loisirs et à la culture dans un contexte où leur pouvoir d'achat stagne, voire régresse. Qualifier de pirates et de voleurs les internautes qui pratiquent le téléchargement ne fera pas augmenter l'enveloppe qu'ils consacrent à l'achat de disques.

La réponse du gouvernement est inacceptable

C'est pourtant cette attitude irresponsable de criminalisation des internautes qu'a choisi d'adopter le gouvernement avec son projet de loi sur les droits d'auteurs et les droits voisins dans la société de l'information (DADVSI). En l'absence complète de concertation, le En raison des manœuvres d’intimidation des maisons de disques sur les artistes, les signataires de cette pétition enregistrée par huissier ont été contraints de garder l’anonymat.

Le ministre de la Culture fait le forcing pour faire adopter un projet de loi qui renforcera un peu plus les positions dominantes et les oligopoles de l'industrie culturelle. Incapable de comprendre ce mouvement de société, c'est donc sous la dictée de cette dernière que le gouvernement souhaite faire voter un projet de loi qui s'attaque au droit de copie privée et légalise les mesures de flicage des usagers de l'Internet. Loin de prendre en compte les intérêts des auteurs et des artistes, ce projet renforcerait la main-mise des majors et des diffuseurs sur les oeuvres. Incapable de la moindre innovation, Donnedieu de Vabre s'est archarné à ignorer les protestations des internautes (150.000 signataires de la pétition EUCD.info) et à caricaturer les solutions inventives dont celle proposée et soutenue par plus de 13.000 artistes, la licence globale qui ouvre pourtant des pistes sérieuses et respectueuses du droit des auteurs et des usagers de l'Internet.

La licence globale ouvre de nouvelles perspectives

En effet, cette proposition permet de donner un cadre légal aux internautes qui le souhaitent pour accéder à des contenus culturels (musique, images, films, textes) sur Internet et les échanger entre eux - à des fins non commerciales - en contrepartie d'une rémunération versée aux artistes. D'un montant de 6 ou 7 € par mois, elle permettrait de générer plus de 300 millions d'€ par an reversés pour partie aux artistes dont les œuvres seront échangées, et d'autre part, redistribués pour financer les actions de création, la production artistique et la formation des artistes. Pour nombre d'artistes, ce serait un progrès considérable puisque aujourd'hui, ils ne perçoivent rien. En outre, la licence globale affirme le principe que c'est aux auteurs eux-mêmes d'assurer la gestion de ces droits et leur redistribution, et non au marché comme le préfigure le projet de loi. Deux amendements votés en décembre dernier, grâce à des élus communistes, socialistes, verts et UMP, vont dans ce sens. Ces amendements sont directement menacés par le gouvernement qui entend bien tuer dans l’œuf cette proposition lors de la reprise des débats.

Libérer l'innovation et la création en taxant les profits

A titre d’exemple, 500 millions d’€, c’est moins de 1% des profits annuels des entreprises du CAC 40. Mais les internautes ne peuvent pas être les seuls à payer alors que les perspectives de profits ouvertes pour les marchands du temple sont considérables, grâce notamment aux gains de productivité permis par la révolution numérique. Va-t-on laisser de nouveau la sphère privée seule profiter de ces gains, où n'est-il pas temps enfin qu'ils contribuent à l'accès de chacun aux richesses informationnelles ? Pour rémunérer les droits versés aux auteurs, compositeurs et interprètes tout en leur permettant de mettre librement à disposition leurs oeuvres, il faut en effet « trouver » environ 200 millions d'€ (ce que les artistes touchent aujourd'hui) et 300 de plus pour encourager la création et financer les coûts de production et de redistribution : soit au total 500 millions d'€. Si l'on veut libérer l'innovation et la création, la licence globale ne peut pas être la seule réponse. Les communistes proposent la mise en oeuvre d'une rémunération sociale de la création, adossée aux profits des industriels des loisirs et gérée par les sociétés d'auteurs.

par UEC publié dans : Nos combats
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Mardi 11 juillet 2006
 

DES CLAPIERS POUR LES ETUDIANTS,

DES TAUDIS POUR LES PAUVRES ET LES ETRANGERS

 

Depuis la fin de la polémique sur les incendies meurtriers de logements indécents à PARIS en 2005 (24 morts) et à MARSEILLE le 14 mai 2003(13 morts), la question du logement social n’est plus une priorité pour notre gouvernement. Le rapport de la fondation l’Abbé PIERRE sur le sujet reste malgré tout alarmant et montre les insuffisances de la politique des gouvernements successifs. Faut–il attendre une nouvelle hécatombe pour qu’enfin une politique volontariste soit mise en place ? Ce rapport indépendant montre que la politique suivie (l’amortissement Robien, la baisse généralisée des aides par rapport au coût de la vie) a favorisé les bailleurs en défiscalisant le marché sans redynamiser l’offre de logements. Ceux-ci profitent aussi des augmentations des aides au logement pour rehausser leur loyer en arguant que cela ne change pas la situation des locataires : ils captent de cette manière les aides à leur profit. Depuis longtemps les aides n’augmentent plus mais l’inflation reste galopante. La conséquence logique est l’augmentation des expulsions : on atteint le chiffre de 100000/an. Au pays des droits de l’Homme, le droit universel au logement est une fiction. Dans ce contexte la situation des étudiants s’est dégradée. Beaucoup effectuent chaque jour des trajets longs (3,4 heures par jour) car il ne peuvent pas avoir de chambres universitaires et de ce fait ne peuvent pas jouir de l’autonomie. Celles-ci, peu nombreuses, restent des clapiers insalubres. Un ancien directeur du CNOUS aurait déclaré à des parlementaires qu’un tiers d’entre elles étaient « des taudis dangereux ».De plus, 9m², ça reste exigu. Seuls quelques étudiants peuvent se permettre d’acquérir un logement en ville bien situé et insonorisé. Où est passée l’égalité des chances si chère à notre gouvernement ?

 

Extrait d’un rapport parlementaire sur le logement étudiant dans l’académie de LILLE :

« D'après les indications très détaillées fournies à la mission, 15 518 logements à vocation étudiante sont recensés dans l'académie pour 151 000 étudiants et le CROUS dispose de 9 173 places, dont 3 733 pour l'accueil des nouveaux étudiants relevant du dossier social étudiant et moins de 50 pour les primo-arrivants étrangers individuels,(…)
Les constructions prévues au titre du contrat de plan (700 places) ne sont pas encore réalisées et le programme de réhabilitation engagé laissera dans le meilleur des cas la moitié des chambres traditionnelle non rénovées en fin 2006. »

NOS REVENDICATIONS :


  • - Pour un véritable service public du logement engageant la construction massive de logements très sociaux et étudiants, car l’initiative privée ne peut pas répondre à cette demande

  • - Déplafonnement de l’Aide au logement

  • - Réquisition d’une partie des 1 800 000 logements vacants en France

  • - Cessation des expulsions

  • - Faire respecter la loi SRU qui oblige les municipalités à disposer de 20% de logements sociaux sur l’ensemble du parc immobilier de leur commune

  • - Fixer un Taux de rentabilité raisonnable sur le locatif privé

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Mardi 11 juillet 2006

Insupportables  hausses des carburants:

Ca suffit ! L’Etat doit prendre ses responsabilités

 

Tout de suite il doit :

 

*Décréter une diminution de 5% des taux d’Etat de la TIPP sur l’essence sans plomb. Cela amènerait ainsi à la moyenne européenne l’écart entre taxation du « sans plomb » et du gazole ;

*Décider le gel des taux de TIPP sur le gazole ;

*Instaurer un « prix maximum » à la pompe, tout particulièrement pour le fioul domestique ;

*Mettre en place une contribution sur les profits bruts des compagnies pétrolières et les marges des réseaux de distribution pour financer ces mesures et pour commencer à abonder un Fonds de lutte anti-pollution.

 

A plus long terme, il doit :

 

*Abonder un Fonds pour la lutte anti-pollution permettant d’amplifier la recherche pour la promotion des énergies alternatives, les économies d’énergie et les moteurs propres. Une révolution énergétique est en effet nécessaire ;

*Engager l’action de la France pour une maîtrise concertée des marchés énergétiques en Europe ;

*Proposer la réunion d’une Conférence mondiale sur l’énergie pour une gestion commune des ressources énergétiques et leur partage équitable, la construction en coopération d’un système énergétique fondamentalement nouveau, le droit à l’énergie pour chacun-e et la négociation d’un « juste prix » du pétrole.

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