Samedi 15 juillet 2006

J'Y SUIS, J'Y RESTE, J'Y VOTE

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CONTRE LA LOI CESEDA, RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS, 

 

DROIT DE VOTE ET D’ÉLIGIBILITÉ DES RÉSIDENTS ÉTRANGERS!

 

Après la Constitution européenne voulant instituer une Europe-forteresse, Après l’État d’urgence, où Sarkozy a expulsé des jeunes étrangers pourtant en situation régulière, Après le CPE, la Loi dite d’égalité des chances, où la volonté de précariser tous les jeunes a été affirmée, Voici la Loi Ceseda ou comment précariser, marchandiser et déshumaniser les migrants !

Ce sont les nouvelles cibles de la droite au pouvoir. Or, quand on s’attaque aux migrants, c’est toute la société ue l’on met en danger !!!

Précarités, expulsions, suspicion, racisme, rejet : nous ne voulons pas de cette France de Sarkozy !Contre la Loi relative au code d’Entrée et de Séjour des Étrangers et du Droit d’asile (dite Ceseda), pour la régularisation de tous les sans-papiers, le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers :

MOBILISONS-NOUS!!!

La loi CESEDA en trois points :

1- Instaurer une immigration rentable et jetable

La france va désormais pouvoir trier et choisir parmi les « candidats » à l’immigration :

" Une main-d’oeuvre sous-payée et sans aucun droit. Quand les besoins de l’économie capitaliste le demandent, on va chercher des personnes fuyant la guerre ou la misère. Et quand on n’en a plus besoin, on les jette dehors ! Concrètement : Contrat de travail = carte de séjour. Tu perds ton job, tu gagnes une place dans un charter !

" Une élite, la crème de la crème des « candidats » à l’immigration. Concrètement, c’est le pillage des cerveaux! On enlève aux pays du Sud, leur plus grande richesse : leurs intelligences ! Elles serviront à enrichir les pays du Nord qui exploiteront encore plus le reste du monde !

2 - Détruire les valeurs et les droits fondamentaux à la personne humaine

" Durcissement des conditions de regroupement familial. Les migrants n’ont-ils pas le droit de vivre en familles ? Avec leurs maris, leurs femmes, leurs enfants ?

" Durcissement des conditions du Droit d’asile : la France n’accueillera presque plus de réfugiés politiques, des personnes qui fuient les guerres et les dictatures.

" Organisation des traques systématisées : la chasse humaine est ouverte ! Les expulsions de toutes les personnes vont se faire à tour de bras sans regarder qui ils sont, où on les envoie…

3 - Formaliser encore plus le racisme.

La Loi Ceseda instaure un « Contrat d’accueil et d’intégration républicaine » obligatoire. C’est une obligation à formation civique et linguistique , mais aussi une évaluation arbitraire de l’engagement et des résultats des immigrés. Quelqu’un va «évaluer» si les migrants ont réellement l’intention de s’adapter à la France, et donc de renier qui ils sont, leurs cultures, leurs langages, leurs valeurs…

La France serait-elle trop belle pour ne pas mériter l’apport singulier et spécifique de chaque femme et de chaque homme???

L’accueil des migrants doit se faire dans de bonnes conditions : partager et échanger ! Partager la langue française, échanger les cultures du monde, les savoirs et les savoir-faires pour s’enrichir mutuellement.

Durcissement des conditions de regroupement familial. Les migrants n’ont-ils pas le droit de vivre en familles ? Avec leurs maris, leurs femmes, leurs enfants ?

 

Pour une citoyenneté de résidence

Droit de vote et d’éligibilité des Résidents étrangers !

Par leur travail, les migrants contribuent à la vie économique de notre pays. Par leur présence, ils enrichissent largement la vie sociale et culturelle.Par leurs activités et leurs expériences, ils alimentent la vie politique.

ET ILS N’AURAIENT PAS LE DROIT DE VOTER ET D’ÊTRE ÉLU-E-S ???

La négation de ces droits est une injustice insupportable que les jeunes, les étudiants communistes, et d’autres, veulent combattre. Nous voulons vivre dans un pays d’égalité et de justice, dans un pays de la démocratie et de la citoyenneté.

Chacun, là où il vit, doit pouvoir prendre les décisions qui le concernent!

Migrants et non-migrants, nous devons participer à la vie politique pour donner notre avis et peser sur les choix. Bien sûr, nos dirigeants politiques semblent être sourds aux revendications du peuple de France exprimées plusieurs fois dans les urnes et dans la rue. Mais ils ont déjà peur, et plus nous serons nombreux à s’impliquer, à voter, plus nous pourrons renverser le pouvoir ! Et les migrants, parce qu’ils vivent ici, avec nous, à nos côtés, parce qu’ils nous apportent beaucoup doivent pouvoir voter et être éligibles !!! La droite les traite comme du bétail. Elle cherche à les déshumaniser.

Obtenir le droit de vote et d’éligibilité serait reconnaître enfin qu’ils sont citoyens à part entière ! Ce serait une victoire dont la portée dans les têtes des gens serait immense. Diverses personnalités politiques s’étaient engagées à accorder ce droit fondamental aux résidents étrangers, parmi lesquelles Chirac. Qu’attend-il pour mettre en place le droit de vote ?! Rafraîchissons-lui la mémoire et exigeons ce droit !

 

Les idées reçues tuent, TUONSLES!!!

1. «LA FRANCE NE PEUT PAS ACCUEILLIR TOUTE LA MISÈRE DU MONDE! »

- La question n’est pas là. La question est de laisser un vrai choix aux populations de rester ou partir de leurs pays, il faut lutter contre la misère, la guerre et contre l’exploitation à travers le monde.

- Ca suffit !!! Étrangers = misère ??? Cette assimilation est insupportable. Que font Elf, Total… en Afrique et dans les pays du Sud si ces derniers sont si pauvres ??? Les pays du Nord ont-ils toutes les ressources naturelles, les matières premières telles que le pétrole, le gaz… qu’ils vont piller là-bas ???

- Le monde a besoin des savoirs et des savoir-faire du monde entier. C’est comme ça et pas autrement que nous construirons le progrès de chacun et de tous.

- Ce n’est pas avec la loi Ceseda, avec des logiques d’exploitation et de rejet hors des frontières que l’on éradiquera la misère dans le monde.

Les jeunes communistes veulent une France qui accueille dans de bonnes conditions les migrants. Une France qui pèse de tout son poids pour que les relations entre le Nord et le Sud ne soient plus des rapports de domination. Chaque pays doit pouvoir jouir de ses richesses et les partager !

2. « LES IMMIGRÉS VIENNENT NOUS PRENDRE NOS EMPLOIS, NOS FEMMES, INSTAURER L’INSÉCURITÉ, DÉTRUIRE NOTRE IDENTITÉ NATIONALE ET NOS VALEURS»

- Le chômage, ce n’est pas à cause des migrants ! Ce sont les politiques des capitalistes mises en place en France et dans le monde qui créent le chômage de masse, les différentes formes de précarité. Bien souvent, les migrants occupent des emplois sous-payés, pénibles que les autres salariés ne veulent pas faire.

- Les migrants ne sont ni des voleurs ni des violeurs !

- L’insécurité, c’est Sarkozy qui la fait vivre ! Ne sait-il donc pas que politiques sécuritaires et paix ne font pas bon ménage? Que lois liberticides et non violence ne peuvent vivre côte à côte ? !!!

- Quant à notre identité nationale et nos valeurs, cela fait bien longtemps qu’elles sont battues en brèche. C’est en refusant à toutes les identités, les cultures, les philosophies de vivre ensemble qu’on détruit notre identité nationale. Car être Français aujourd’hui, c’est être riche de la diversité des personnes qui vivent en France!

PROPOSITIONS CONCRÈTES:

" Annulation de la dette des pays du Sud

" Réorientation et réorganisation profonde et radicale de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Elle doit être soumise à la démocratie et donc à la volonté des peuples du monde. Ses directives économiques sont invivables et détruisent des pays entiers: ça suffit!

" Donner plus de moyens à l’ONU et démocratiser ses instances. Il faut lui donner plus de pouvoirs et plus de moyens pour lui permettent de faire appliquer ses résolutions.

" Création de centres d’accueil des migrants qui soient réellement accueillants!!! Avec hébergement de qualité, apprentissage de la langue et des lois françaises, aides matérielles pour subvenir à ses besoins, aides psychologiques pour surmonter la déchirure avec son pays d’origine, surmonter les traumatismes liés à la guerre, la dictature ou la misère.

" Décoloniser l’imaginaire et repenser le monde sans préalable civilisationnel : il faut arrêter de penser la France dans le monde mais bien penser la France comme un monde!!!

Pour rester en contact avec l'UEC, et les Jeunes Communistes, pour prendre part à la lutte contre cette loi immonde, pour s'opposer aux expulsions d'étudiants, de lycéens, et de toute leur famille, pour militer pour une citoyenneté de résidence, ou pour permettre aux sans papier de ne plus vivre dans l'insecurité totale en les régularisant, n'hésite pas à nous contacter : uec_lille@yahoo.fr

Pour signer la pétition contre la loi CESEDA :

Site du RESF http://www.educationsansfrontieres.org/

Site du collectif contre l'immigration jetable http://www.contreimmigrationjetable.org/

par UEC publié dans : Nos combats
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Samedi 15 juillet 2006

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 C'EST QUOI, CESEDA ?

 

Voici, résumé en trois grands points, la loi CESEDA

1 - Sur le plan économique et le droit du travail :

Renforcement de la conception d'une immigration rentable et jetable.

Quelques mesures phares :


  • -Un titre de séjour peut être retiré si une des conditions de son obtention n’est plus remplie.  Tu perds ton job, ta femme te quitte, tu quittes ton mari,…= Tu gagnes une place dans un charter !
  • -Pour les étudiants, la liste des critères d’obtention de titre s’allonge. En plus de justifier de ressources suffisantes, d’une inscription dans un établissement scolaire, de l’absence de menace à l’ordre public (et on a vu comme tout est relatif dans le monde de Sarko…), les étudiants étrangers devront avoir un projet d’étude, un parcours académique et personnel, des compétences linguistiques IRREPROCHABLES. Or, déjà pour les étudiants « français », les conditions de vie et d’étude sont difficiles, on ne sait pas toujours ce qu’on veut faire dans la vie…

  • -La Loi crée une carte de séjour spécifique pour les travailleurs saisonniers. Il faut donc justifier d’une résidence habituelle hors de France, et d’une période de travail inférieur à 6 mois par an. T’es précaire ? On va te le tatouer sur ton front ! Et comme on a peur d’une invasion massive et des squats, t’as intérêt à loger ailleurs !

  • -Une carte « compétences et talents » de 3 ans peut être délivrée à la crème de la crème des « candidats » à l’immigration.  C’est le pillage des cerveaux.

2 - Sur le plan de la destruction de valeurs et de droits fondamentaux à la personne humaine.

Les migrants deviennent des marchandises dont les besoins et les droits disparaissent.

Quelques mesures :


  • -Recensement des ressortissants européens, et distinction entre différentes catégories de ressortissants de l’UE. La libre-circulation n’est pas d’actualité au sein même de l’UE.

  • -La carte de séjour temporaire délivrée à la famille du migrant n’ouvre plus les droits à une activité professionnelle dans l’année qui suit. Pendant un an, débrouilles toi pour survivre.

  • -10 ans de vie en France n’offre plus l’obtention de carte de séjour « Vie privée et familiale » C’est vrai qu’au bout de 10 ans, ta vie est ailleurs…

  • -En cas de rupture, le conjoint est prié de retourner dans son pays d’origine.  T’es battue ? Tu dégages !

  • -Les migrants doivent pouvoir prouver leur capacité à faire vivre leurs familles avant de les faire venir. Exit tous les minima sociaux.

  • -Le délai pour déposer une demande de regroupement familiale passe de 12 à 18 mois.  No comment.

  • -Renforcement des conditions d’obtention du droit d’asile. De plus, la Loi officialise 270 centres d’accueil pour demandeur d’asile dont les conditions de vie sont déplorables et dénoncés par tous les progressistes. C’est vrai que la guerre, la dictature, c’est déjà pas très traumatisant…

  • -Les mesures d’expulsions sont transformées en véritable traque humaine, allant jusque dans les hôpitaux. Une obligation de quitter le territoire est de mise à chaque refus d’obtention d’un quelconque papier. Cette expulsion doit se faire dans le mois suivant le refus, et les migrants n’ont que 15 jours pour faire un recours…La protection du conjoint contre les expulsions n’arrivera qu’au bout de 4 ans au lieu de 3…Enfin, l’étranger assigné à résidence doit se présenter tous les jours aux forces de police..                                                                               

3 - Sur le plan du racisme.

Cette Loi conceptualise une France supérieure à tout ce qui viendrait d’ailleurs.


Instauration du « Contrat d’accueil et d’intégration républicaine ». Il est obligatoire et comprend une formation civique et linguistique, une évaluation de l’engagement et des résultats de l’immigré.

  • -Formation civique et linguistique : nous ne sommes déjà pas d’accord avec l’éducation à deux vitesses que nous impose le gouvernement en France et la manière dont l’école apprend aux élèves. On peut donc largement imaginer dans quelles conditions cette formation obligatoire va se dérouler.

  • -Evaluation de l’engagement et des résultats de l’immigré : la formulation laisse à désirer parce qu’on ne comprend pas très bien de quoi il s’agit. Une personne ou une instance, choisie et décidée on ne sait où, va évaluer de manière tout à fait arbitraire l’engagement et les résultats des migrants. Au lieu de contribuer à l’enrichissement de la société, on leur demande de s’assimiler, au point de renier leurs origines, leurs cultures, qui elles et ils sont.


Concrètement, l’obligation de ce type de Contrat implique un racisme insoutenable. C’est inadmissible pour les migrants mais également pour les non-migrants qui seront donc assimilés à ces valeurs dans lesquelles les jeunes communistes, par exemple, ne se retrouvent pas du tout.

par UEC publié dans : Présentation
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Samedi 15 juillet 2006

L’Humanité a besoin de ses lecteurs.

http://www.humanite.fr/ 

Depuis 1996, l’Humanité publie l’intégralité de son édition quotidienne sur ce site Web. Après bientôt sept années, le Web de l’Huma constitue l’une des principales base de données francophone et alternative (près de 150 000 articles au début de l’année 2003). C’est un outil quotidien pour plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs dans le monde entier : pour mieux comprendre et décrypter l’actualité mais aussi pour résister et agir dans leur quartier, leur fac ou sur leur lieu de travail. Pour autant, ce choix de l’ouverture et de la gratuité ne doit pas masquer les efforts de toute une rédaction et de toute une équipe pour que ce journal puisse, aujourd’hui et demain, tenir sa place dans le paysage de la presse française. Pour que vive l’Humanité et qu’elle puisse se développer, le nombre de ses lecteurs et de ses abonnés doit croître. Nous avons besoin de vous, de votre soutien et de vos dons !

La presse quotidienne écrite est en danger !

La presse quotidienne écrite connaît une grave crise qui pourrait être fatale à certains journaux.

Il faut agir d’urgence pour la sauver et la développer.

Le pluralisme de la presse écrite, l’accès à des informations et des analyses diversifiées sont en effet des piliers fondamentaux de l’exercice d’une citoyenneté réelle. L’intérêt de la démocratie et de la revitalisation des idéaux de la République, commandent donc de les aider. La facilité d’accès à la diversité des titres de presse, chez les marchands de journaux et par la poste, est un enjeu vital pour un pluralisme vivant et vivifiant. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de garantir son existence.

Voilà pourquoi nous lançons ce cri d’alarme et demandons :

-  De créer les conditions pour empêcher toute augmentation des tarifs postaux de la presse et pour améliorer la distribution matinale postale du courrier et des journaux par le service public de La Poste qui doit disposer de moyens pour assurer et améliorer son service.
-  D’augmenter les aides publiques aux quotidiens d’information générale, notamment ceux à faibles ressources publicitaires.
-  De favoriser la lecture de la presse par les jeunes par des aides incitatives aux collectivités territoriales pour leur permettre de contracter des abonnements à des bouquets de titres de presse pour les lycées et un budget spécifique de l’éducation nationale pour les facultés.
-  De créer un dispositif d’aide aux personnes qui s’abonnent à des journaux quotidiens et permettre des déductions fiscales aux lectrices et lecteurs qui participent aux souscriptions organisées par les journaux pour équilibrer leur budget.

Pour soutenir l'humanité, possibilité de souscription en ligne : http://jaures.humanite.fr//scellius/sample/soutiens.html

par UEC publié dans : Nos combats
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Samedi 15 juillet 2006
 

Dis, papa, c’est quoi l’UEC ?


L’Union des Etudiants Communistes est une organisation politique étudiante proche du Parti Communiste Français. Elle fait partie du Mouvement des Jeunes Communistes de France.

Elle a l’originalité, au sein des organisations étudiantes, de n’être pas un syndicat (nous ne présentons pas aux élections, nous n’intervenons qu’exceptionnellement auprès des instances de la fac), même si nous encourageons vivement les étudiants à se syndiquer dans le syndicat de leur choix.

Nous faisons le choix de faire de la politique à la fac, avec tous les étudiants. Notre organisation se veut être leur outil pour changer la société et abolir le capitalisme.


Sur le plan universitaire, nous nous battons pour construire une autre université, sortie définitivement des logiques financières. Nous construisons, avec les étudiants, une Loi pour la Réussite dans l’Enseignement supérieur, outil de démocratie participative pour répondre à la réforme LMD.

Mais nous voulons aussi ouvrir la fac au monde extérieur. Outre son travail de formation théorique sur le marxisme et l’Histoire du mouvement ouvrier, l’UEC est une organisation révolutionnaire, qui œuvre pour la construction du Socialisme, pour une démocratie nouvelle en France, pour une Europe des salariés. Cela passe par un bouleversement en profondeur des rapports de production, par une gestion démocratique de l’économie française dans l’intérêt du salariat. Cependant, nous n’attendons pas béatement le « grand soir », nous nous battons aussi pour de nouveaux droits pour les étudiants, les salariés. Parallèlement à cette œuvre d’émancipation globale, les étudiants communistes luttent contre toutes les discriminations qu’a produit notre société. Les capitalistes ont intérêt à véhiculer toute sorte de préjugés pour masquer la réalité de la lutte des classes.

Enfin, l’UEC est une organisation internationaliste, et lutte pour un rapprochement de tous les peuples. Contre les guerres impérialistes, pour une solidarité active avec les Etats qui tentent une autre forme de développement économique, les étudiants communistes sont sur tous les fronts.


Xavier Dubois, secrétaire de l’UEC Lille

 

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Vendredi 14 juillet 2006
 

La « décroissance soutenable »

une utopie réactionnaire

 

De plus en plus de gens se soucient à juste titre de la situation écologique de notre planète. Nous avons assisté, ces dernières années, à un certain nombre de catastrophes écologiques, dont les naufrages de L’Erika et du Prestige. A ces « accidents », qui en fait résultent de la course au profit à laquelle se livrent les capitalistes, s’ajoute le réchauffement de la planète, qui est très probablement dû à de trop grandes émissions de gaz carbonique. Il en résulterait des dérèglements climatiques qui, à terme, pourraient prendre des dimensions effrayantes. Enfin, les ressources fossiles (pétrole, gaz, etc.), sur lesquelles l’industrie repose encore largement, seront épuisées d’ici quelques décennies, ce qui pose la question des énergies alternatives.

Nous ne pensons pas qu’il faille minimiser ces problèmes. Nous ne partageons pas l’optimisme intéressé des multinationales qui polluent ou sont spécialisées dans le pillage des ressources naturelles. Il semble clair que l’écosystème est à terme gravement menacé – et nous avec – par des catastrophes de type écologique et climatique.

A ce sujet, certains pensent qu’il est possible de « réguler » le capitalisme, de le réformer, de l’aménager, de façon à en maîtriser les conséquences écologiques. Nous estimons au contraire que les mécanismes fondamentaux du système capitaliste s’opposent à toute régulation durablement efficace, et qu’il faut par conséquent lui substituer un système socialiste, c'est-à-dire une planification démocratique et rationnelle des ressources productives et naturelles.

Il existe encore une autre tendance, qui a produit ces derniers temps un certain nombre d’articles dans la revue Silence! et dans Le Monde Diplomatique : la tendance des partisans de la « décroissance soutenable ». Face aux menaces climatiques et écologiques, ses « théoriciens » pensent que le problème, ce n’est pas le capitalisme, mais… la croissance économique. Dès lors, la solution coule de source : l’économie doit « décroître », et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nous nous proposons ici de sonder l’argumentation sur laquelle repose cet ambitieux programme.

« Faire tourner à l’envers la roue de l’histoire »

A la lecture des écrits des apologues de la « décroissance soutenable » (voire « conviviale » !), la plupart des gens hausseront simplement les épaules. Cependant, nous aurions tort de considérer que ces idées émanent simplement d’esprits farfelus. En réalité, l’idée que la croissance économique est ce qui pose problème et qu’il faudrait faire marche arrière en ce domaine se rattache à un courant idéologique et politique qui remonte au début du XIXe siècle.

Comme tout autre courant intellectuel, celui-ci a des racines de classe. Autrement dit, il exprime, fut-ce confusément, la situation et les intérêts d’une classe sociale déterminée. En France, au milieu du XIXe siècle, Proudhon proposait de réorganiser l’ensemble de l’économie nationale sur le modèle d’un immense réseau de coopératives paysannes et artisanales. Il fustigeait la grande industrie et la concentration du capital qui l’accompagne. Ce faisant, il exprimait les intérêts et la situation matérielle des petits artisans, commerçants et paysans, autrement dit des classes moyennes, dont la position était menacée par le processus d’industrialisation et de concentration du capital. Par le biais de la concurrence, la production de grande échelle avait tendance à les pousser à la ruine et à les jeter dans la classe des travailleurs salariés, qui, eux, ne possèdent ni terre ni moyen de production, mais seulement leur force de travail. Dans la mesure où il refusait d’adopter le point de vue socialiste, expression générale des intérêts du salariat, Proudhon en était réduit à réclamer un retour à une économie fondée sur la petite propriété artisanale et agricole. Comme l’écrivait Marx, Proudhon voulait « faire tourner à l’envers la roue de l’histoire ».

Ce n’est pas par hasard que l’on retrouve ces idées, presque mot pour mot, dans les écrits des «décroissants». Voilà ce que Bruno Clémentin et Vincent Cheynet nous proposent comme « premier niveau » de leur « modèle économique alternatif » :

« Le premier [niveau] serait une économie de marché contrôlée évitant tout phénomène de concentration. […] Tout artisan ou commerçant serait propriétaire de son outil de travail et ne pourrait pas posséder plus. Il serait nécessairement le seul décideur de son activité, en relation avec sa clientèle. Cette économie de petites entités, outre son caractère humaniste, aurait l’immense mérite de ne pas générer de publicité, ce qui est une condition sine qua non de la mise en place de la décroissance soutenable. »

La référence à la publicité est ici la seule nouveauté par rapport à Proudhon. Si, dans cette citation, les seuls artisans et commerçants sont évoqués, un autre passage fait l’apologie de « l’agriculture extensive non motorisée », c'est-à-dire des petites exploitations agricoles. Nous voilà renvoyés à la bonne vieille économie précapitaliste.

Peut-être que les deuxième et troisième « niveaux » du « modèle économique alternatif » nous en diront plus ? Oui, mais ils pèsent tellement lourd sur le premier niveau que celui-ci s’écroule comme un château de cartes. En effet, « le deuxième niveau, celui de la production d’équipements nécessitant un investissement, aurait besoin de capitaux mixtes privés et publics, contrôlés par le politique. » Ainsi, loin de ne compter que sur leurs propres ressources, l’agriculture et l’artisanat de petite échelle jouiraient d’« équipements nécessitant des investissements ». Mais les choses s’aggravent avec le troisième niveau, qui fournit à ses petits paysans, commerçants et artisans des « services publics de base, non privatisables : accès à l’eau, à l’énergie disponible, à l’éducation, à la culture, aux transports en commun, à la santé, à la sécurité des personnes. »

Si on appliquait à la France le projet de Bruno Clémentin et Vincent Cheynet, il faudrait fermer un grand nombre d’entreprises, renvoyer des millions de salariés à leur campagne et ateliers artisanaux, mais garder quand même une infrastructure industrielle et une large main d’œuvre salariée pour alimenter tout ce petit monde en services publics de qualité. D’un côté, on ampute allègrement le potentiel productif de l’économie – mais, de l’autre, on exige de cette économie exsangue qu’elle dispense des services publics aux quatre coins de nos campagnes repeuplées !

Cette contradiction, caractéristique d’un mode de pensée utopique, ressurgit sans cesse sous la plume de nos deux candidats aux joies de l’économie locale. Prenons un exemple parmi tant d’autres. On nous assure que, sur la base d’une économie « décroissante », nous aurions accès à la santé. Tant mieux. La santé, cependant, suppose notamment des hôpitaux, des centres médicaux, etc, vers lesquels un malade puisse se rendre rapidement. Or, on apprend que « les véhicules à moteur à explosion seraient condamnés à disparaître. Ils seraient remplacés par la marine à voile, le vélo, le train, la traction animale. » Pour les malades que leur état de santé ne dispose pas à se déplacer sur une bicyclette, sur un chariot tiré par des bœufs ou sur un catamaran, il reste le train. Le problème, c’est que jusqu’à présent, les lignes ferroviaires ne desservent que les principaux axes du pays, les habitants des très nombreuses petites communes rurales se contentant d’utiliser les « véhicules à moteur à explosion ». Mais dans le monde que Bruno Clémentin et Vincent Cheynet appellent de leurs vœux, ceux-ci ont disparu. Il faudra donc élargir considérablement, soit le réseau ferroviaire, soit le réseau hospitalier (soit les deux). En résumé, s’ils voulaient tenir leurs promesses en matière de santé publique, les « décroissants » seraient obligés de lancer le pays passablement désindustrialisé dans… de grands travaux – et pas des moindres.

Il s’agit là d’un exemple assez trivial, mais ce type de contradiction est monnaie courante dans les écrits des « décroissants ». Au fond, elle exprime le caractère complètement abstrait et utopique de leur construction théorique. Ils ne se soucient nullement d’appuyer leur « programme » sur telle ou telle force sociale réelle. Ils s’adressent à la bonne conscience des citoyens « en général », à leur intelligence, en espérant que la graine des vérités qu’ils diffusent finira par germer. Leur problème, en effet, c’est que ni la classe capitaliste, ni le salariat – les deux forces essentielles de la société – ne peuvent s’identifier à un tel programme, qui est à l’antipode de leurs intérêts.

Pour les capitalistes, le développement économique et la concentration du capital sont indispensables : leur course au profit en dépend. Pour les salariés, la « décroissance » signifierait une régression majeure de leur niveau de vie. Voilà ce qu’on trouve dans le programme « décroissant », entre autres envolées « humanistes » : « Le réfrigérateur serait remplacé par une pièce froide, le voyage aux Antilles par une randonnée à vélo dans les Cévennes, l’aspirateur par le balai et la serpillière, l’alimentation carnée par une nourriture quasiment végétarienne, etc. » La liste n’étant apparemment pas exhaustive, on craint le pire !

« C’est le prix à payer », nous expliquent en quelque sorte Clémentin et Cheynet. C’est ça ou la mort certaine. En effet, leur analyse de la situation et des perspectives écologiques conclue à la catastrophe imminente et inévitable, sous quelque système politique et économique que ce soit, si nous n’entrons pas très vite dans la « décroissance ».

Pour y parvenir, les « décroissants » en appellent d’abord au bon sens de chacun d’entre nous, à notre bonne volonté, mais dressent aussi quelques perspectives politiques en ce qui concerne la révolution décroissante. Dans ce domaine, la situation est assez sombre, comme l’expliquent bien nos deux professeurs dans le passage suivant : « L’écologiste millionnaire et conservateur Edward Goldsmith avance qu’en réduisant de 4% par an et pendant 30 ans la production et la consommation, nous aurions une chance d’échapper à la crise climatique " avec un minimum de volonté politique. " […] La réalité sociologique est tout autre. Même les riches des pays riches aspirent à consommer toujours plus. Et ce n’est pas " un minimum de volonté politique " qui serait nécessaire si un groupe désirait conduire cette politique d’en haut, mais bien un pouvoir totalitaire. Celui-ci aurait toutes les peines à contrer une soif sans fin de consommation attisée par des années de conditionnement à l’idéologie publicitaire. A moins de rentrer dans une économie de guerre, l’appel à la responsabilité des individus est la priorité. Les mécanismes économiques conduits par le politique auront un rôle fondamental à jouer, mais demeureront secondaires. Le tournant devra donc s’opérer " par le bas " pour rester dans la sphère démocratique. »

La menace est claire. On nous dit : « soit vous vous pliez aux joies humanistes de la décroissance, soit il faudra une dictature. » En effet, les faux frais d’une dictature ne valent-ils pas mieux que l’auto-destruction à coup sûr ? La « réalité sociologique » est montrée du doigt : tout le monde veut consommer ; les travailleurs comme les patrons veulent garder leurs maudits privilèges. La société devra donc peut-être subir l’électrochoc d’un pouvoir fort, trônant au dessus des classes sociales, pour « remettre de l’ordre ». A leur façon, les « décroissants » expriment la tendance bonapartiste qui parcourt l’histoire politique des classes moyennes.

La menace écologique et climatique

Les « décroissants » estiment que nous allons tout droit vers la destruction générale si nous ne faisons pas baisser nettement et au plus vite le PIB mondial. Selon eux, soit on reconstitue le « capital naturel » (énergétique) détruit au fur et à mesure, soit on meurt tous à coup sûr. En effet, « imaginer que l’humanité a les moyens de coloniser d’autres planètes relève du délire. Les distances dans l’espace sont hors de portée de nos technologies. Pour faire des sauts de puce dans l’espace, nous gaspillons inutilement des quantités gigantesques de ressources précieuses. » Et si, malgré les « sauts de puce », les capitalistes étaient capables d’importer de l’énergie à partir d’autres planètes, on est d’ailleurs prévenu : « si nous pouvions ramener sur terre et de façon rentable une ressource énergétique extra-terrestre, cela aurait pour conséquence une nouvelle dégradation écologique. » En effet, « l’arrivée d’une nouvelle ressource énergétique ne ferait qu’amplifier les changements climatiques » du fait de l’inévitable pollution qu’elle entraînerait.

Il fallait s’attendre à ce que, privé de « véhicules à moteur à explosion », l’homme soit aussi privé de navettes spatiales, fusées, satellites et autres fleurons de la technologie moderne. Mais il faut surtout remarquer que la conquête spatiale est présentée (avant d’être rejetée) comme la seule alternative à la situation actuelle. Ni le socialisme ni aucune autre forme d’organisation sociale susceptible d’augmenter ou de maintenir la capacité productive actuelle ne sont évoqués. Or c’est pourtant là qu’est tout le problème. Les catastrophes écologiques et les menaces climatiques qui pèsent sur notre planète ne peuvent être évaluées indépendamment du système économique et social dans lequel elles ont lieu.

La menace écologique est fondamentalement le fait du système capitaliste. Pour accroître leurs marges de profits, gagner tel marché ou mettre la main sur telle source de matière première, les capitalistes ne s’embarrassent ni de principes sociaux, ni de principes écologiques. En fin de compte, ils polluent la planète pour les mêmes raisons qu’ils bombardent l’Irak ou licencient des milliers de salariés : pour accroître la rentabilité de leur capital. Pourquoi des tonnes d’hydrocarbures sont-ils constamment rejetés au large de nos océans ? Parce que cela coûte moins cher qu’un recyclage non polluant. Pourquoi l’Amazonie subit-elle une déforestation massive, au risque de graves conséquences écologiques ? Essentiellement pour accroître les profits des multinationales qui exploitent le bois. Et ainsi de suite.

Dans le cas des émissions de CO2, qui sont probablement responsables du réchauffement de la planète, le problème se pose dans les mêmes termes. La plupart des grandes puissances dépendent largement des énergies fossiles (pétrole, gaz, etc.), dont la combustion émet de grandes quantités de CO2. Pour s’en passer ne fut-ce que partiellement, elles devraient réaliser d’énormes investissements dans des industries énergétiques alternatives. Or, la concurrence est telle, dans le système capitaliste, que de pareils investissements désavantageraient les capitalistes qui les réaliseraient par rapport aux capitalistes qui se contenteraient de continuer d’exploiter l’industrie existante. La course au profit et la lutte pour des marchés poussent donc les dirigeants des grandes industries énergétiques à continuer d’exploiter les réserves fossiles. Certes, elles ne tarderont pas à s’épuiser et leur combustion constitue une menace écologique. Mais la bourse, elle, n’est pas sensible à de tels arguments. Or, dans le système capitaliste, c’est avant tout elle qui décide.

Dans la mesure où il n’y a pas de limite absolue aux progrès des sciences et de la technologie, le potentiel énergétique dont nous disposons est lui aussi illimité. Aux énergies « renouvelables » (énergie des marées, énergie solaire, éolienne, etc.) s’ajoute l’énergie atomique. Si celle-ci est aujourd’hui une grave source de pollution, c’est parce que les capitalistes ne veulent pas rogner sur leurs marges de profits en investissant dans un traitement sérieux des déchets radioactifs. D’un point de vue scientifique, cependant, rien ne permet d’affirmer que l’exploitation de l’énergie atomique ne puisse pas se réaliser de façon à n’impliquer ni pollution, ni risque de catastrophe nucléaire. En d’autres termes, la pollution et les différents risques liés à l’industrie énergétique reposent, non sur la « croissance », mais sur les mécanismes fondamentaux du capitalisme. Par conséquent ils ne disparaîtront que lorsque ce système lui-même sera renversé. Seule une planification rationnelle et démocratique de l’industrie et des ressources énergétiques permettra de concilier le développement de l’appareil productif avec l’équilibre écologique de la planète.

Croissance et « décroissance »

Dans Le Monde Diplomatique du mois de novembre, l’un des chefs de file des « décroissants », Serge Latouche, reconnaît que la perspective d’une récession prolongée n’est pas propre à susciter l’enthousiasme des salariés, des jeunes et des chômeurs. Aussi s’empresse-t-il de préciser – à la différence ses amis Cheynet et Clémentin – que « décroissance » ne signifie pas nécessairement récession. Il écrit, en effet, que la « décroissance n’est pas la croissance négative ». Et c’est bien heureux, ajoute-t-il, car « on peut imaginer quelle catastrophe serait un taux de croissance négatif ! »

On pourrait faire remarquer qu’il n’y a pas besoin de « s’imaginer » quoi que ce soit, le système capitaliste ayant largement montré, au cours de son histoire, quels sont les effets d’une récession sur l’emploi, les salaires, etc. Mais le plus intéressant, c’est ce qu’il entend par « décroissance », après avoir écarté l’idée de récession. Selon lui, la « décroissance » se met en place, notamment, grâce à « la remise en question du volume considérable des déplacements d’hommes et de marchandises sur la planète, avec l’impact négatif correspondant (donc une relocalisation de l’économie) ».

Quiconque a joué au jeu du Mikado sait bien qu’il est impossible d’enlever certains bâtonnets sans faire tomber tout l’édifice. C’est pourtant ce que s’efforce de faire Latouche. Dans le cadre du capitalisme (que Latouche ne remet jamais en cause), une diminution des « volumes de déplacements d’hommes et de marchandises » signifierait un affaiblissement correspondant des exportations et des importations, c'est-à-dire du commerce mondial. Or, le dynamisme économique du capitalisme repose, pour une bonne part, sur le dynamisme du commerce mondial lui-même. Par conséquent, la première conséquence de la mesure que propose Latouche serait une « croissance négative » du PIB mondial. Chassée par la porte, la récession revient immédiatement par la fenêtre !

Ce n’est pas la première fois que Le Monde Diplomatique publie des articles dans lesquels, sous couvert de préoccupations sociales ou écologiques, leurs auteurs font l’apologie de l’économie locale. Or, il s’agit là, encore une fois, d’une idée complètement réactionnaire. La mondialisation de l’économie, loin d’être un problème, constitue une prémisse fondamentale du socialisme, lequel est complètement inconcevable sur la base de petites économies locales. Le fait est, par contre, que le capitalisme a depuis longtemps atteint ses limites historiques, qu’il est incapable de faire progresser le niveau de vie de la vaste majorité de la population mondiale, et que, pour se survivre, il doit renforcer sa pression sur les salariés et piller toujours plus les ressources des pays sous-développés.

Loin de réduire la production, une organisation socialiste de la société aurait pour résultat de libérer les forces productives des chaînes d’un capitalisme en plein déclin. Elle donnerait une puissante impulsion à l’économie, ce qui ouvrirait la perspective d’une diminution progressive et indéfinie du temps de travail. Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, l’accès à une éducation de qualité se généraliserait. Le racisme, le fanatisme religieux et tous ces fléaux qui reposent, en dernière analyse, sur la misère que génère le système capitaliste, disparaîtraient. La science, les arts et la philosophie cesseraient d’être le monopole des classes dirigeantes pour devenir un bien collectif que tout le monde pourrait enrichir. L’humanité se débarrasserait enfin du fardeau du besoin matériel. En ce sens, comme le disait Marx, le communisme constituera le véritable commencement de l’histoire humaine.

Jérôme Métellus
Paris, le 01 décembre 2003

par UEC publié dans : Idéologie
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