Jeudi 20 juillet 2006

Transports pour tous !

Pourquoi ?

Les transports figurent parmi les préoccupations premières des jeunes. Chaque jour, nous devons emprunter le bus, le train ou le métro pour nous rendre sur nos lieux d'études, de travail ou pour aller chercher un boulot. Nous les utilisons aussi pour aller au cinéma, faire du sport ou pour d'autres loisirs. Pour beaucoup d'entre nous, prendre le métro ou le train est trop souvent galère car le coût du billet ou de l'abonnement sont hors de prix. Résultat : on reste à la maison ou on prend le risque de frauder.

Ce qui existe :


La politique menée par la gauche au conseil régional et dans les communautés urbaines en matière de transports prouve que des avancées sont possibles :

-Dans la région, les étudiants bénéficient de la gratuité des transports sur le TER pour les boursiers, et du mitarif pour les non boursiers.
-A Lille, à Dunkerque et dans d'autres villes, les demandeurs d'emploi bénéficient de la gratuité du ticket et les étudiants ont accès à des réductions sur les transports urbains.
-Le dispositif Arc-en-ciel permet aux collégiens et lycéens de se déplacer gratuitement, mais seulement de son logement à son lieu d'études

A Lille, la municipalité s'est engagée à diminuer le trafic de voitures en centre ville pour lutter contre différentes formes de pollution. Nous partageons les motivations écologiques liées à cette politique des transports. Mais le rejet de la voiture ne doit pas se faire sur le dos des usagers. Elle doit s'accompagner d'une politique de gratuité des transports en commun et de l'installation de parkings gratuits.

Comment ?

Il n'y a pas de fatalité, Des solutions existent. Elles sont déjà mises en œuvre dans certaines villes :

-Rendre gratuit pour tous, l'accès aux transports en commun n'est pas utopique ! Cela existe à Châteauroux. Depuis pllusieurs mois, les élus communistes de Lille demandent une étude de faisabilité pour une gratuité d'accès à l'ensemble des lignes du réseau transpôle.
-Le transport nous concerne tous, il doit être un réel service public rompant avec la loi du profit, et cogéré de façon démocratique par ses usagers, ses salariés et les collectivités locales.
-Malgré un réseau étoffé, certaines zones du Nord Pas de Calais restent encore isolées. Certains lieux sont peu ou pas desservis. Nous demandons une consultation des habitants sur les transports afin d'offrir une meilleure desserte en transport en commun dans la région.

Des chiffres...


 -4,2 %, c'est la baisse du budget du ministère ayant en charge les transports. Une baisse surtout concentrée sur la part réservé au transport en commun. Un parti pris gouvernemental allant en contre sens du libre accès au transport pour tous...
 +475% C'est la hausse du prix d'abonnement annuel pour les plus de 65 ans (qui passe de 40 à 190 €. Encore une fois, ce sont les minorités qui ubissent la politique tarifaire en matière de transport.

Par UEC - Publié dans : Nos combats
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 19 juillet 2006

POUR UN
RASSEMBLEMENT
ANTILIBERAL

Appel de Marie-George Buffet

Free Image Hosting at www.ImageShack.us



"IL Y A UN GOUFFRE ENTRE CE QUE VOUS ATTENDEZ, CE QUE VOUS EXPRIMEZ DANS LES LUTTES SOCIALES, ET LES POLITIQUES MENÉES DEPUIS DES DÉCENNIES.
Et la gauche en qui beaucoup ont placé un espoir, à trois reprises a beaucoup déçu. Nous-mêmes n’avons pas toujours été à la hauteur de ces espoirs. Depuis trop longtemps, les volontés de changement n’arrivent pas à se traduire dans les urnes. Nous voulons mettre fin à cette situation qui blesse la démocratie et provoque tant de mal-vie. Il y en a assez du renoncement, de la violence sous
toutes ses formes, du dépérissement des droits, de la crise économique, sociale et démocratique.
Il faut rompre avec les logiques libérales et capitalistes qui nous conduisent à des malheurs grandissants.

La question de 2007, n’est pas de savoir comment se dénoueront les chocs des ego présidentiels, plutôt : sera-t-il possible, cette fois-ci, d’élire une politique qui change vraiment la vie ?
Y aura-t-il un moyen pour vous d’exprimer vraiment votre voix ?
Y aura-t-il un moyen de se rassembler majoritairement sur un projet vraiment courageux ?

J’ai la conviction que c’est possible. À condition de ne pas se figer dans les clivages du passé et les habitudes. À condition d’en finir avec ce bipartisme et ces alternances sans perspectives. À condition de chercher à rassembler toutes les énergies antilibérales pour bouleverser la donne. Ce n’est pas une douce folie, ce n’est pas du vent : le 29 mai, c’est cela que nous avons fait ensemble. Et nous avons gagné. Tout cela ne peut pas rester lettre morte. Il y a devant nous une chance historique, et des attentes immenses.

Lors de leur congrès, les communistes ont lancé un appel à toutes les forces, à tous les hommes et les femmes qui veulent en être dans leur diversité, pour construire un grand rassemblement populaire et antilibéral.

Mais pour que cela ait lieu, il faut que les citoyennes et les citoyens interviennent, qu’ils disent ce qu’ils souhaitent. Dans les forums, dans les rencontres publiques de la gauche, nous vous invitons à venir nombreuses et nombreux pour apporter votre pierre à cette dynamique. Pour réussir, ensemble, nous avons besoin de tous. Je m’adresse à vous, parce que sans vous, cela risquerait fort de ne pas se faire et surtout, cela n’aurait pas de sens. La politique, la gauche, doivent être votre propriété.

Construisons ensemble un programme à partir des luttes, du bouillonnement de débats qui se fait jour depuis près d’un an. Et construisons ensemble, pour les législatives et la présidentielle, des candidatures capables de porter ce programme, capables d’incarner ce rassemblement dans sa diversité de forces politiques et sociales et de personnalités. Pour la Présidentielle, qui empoisonne la vie politique, nous proposons qu’un homme ou une femme issu de notre parti puisse incarner cela, à la façon dont nous l’avons fait lors de la campagne du référendum : en garantissant la place de chacune et chacun, en travaillant à une nouvelle victoire partagée. Il faut en débattre et lever les blocages.

Si nous parvenons à constituer ce rassemblement, avec la volonté de faire bouger toute la gauche, et de donner toute sa place à la dynamique populaire antilibérale, alors nous pourrons battre la droite et réussir à gauche en changeant vraiment et enfin la vie.

J’ai espoir. Beaucoup d’espoir. Je sais que par le passé la politique vous a beaucoup déçu, en ne répondant pas à vos besoins, vos attentes, vos aspirations. C’est à cela que nous voulons mettre fin.
"

Par UEC - Publié dans : Election 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 17 juillet 2006
 

Gauche ? Droite ?
Une histoire de classe…


Avant la proclamation de la République, chacun sait que l’opposition gauche/droite reposait sur le clivage républicains/monarchistes (ou bonapartistes). Dès la fin des années 1870, le critère change de domaine : de politique (même si derrière les apparentes revendications démocratiques se cachaient régulièrement des intérêts de groupes sociaux définis), il devient principalement socio-économique.

Ce changement coïncide avec l’avènement définitif, dans notre pays, d’une société capitaliste.


La vie politique dans une société capitaliste : champ d’affrontement de groupes sociaux inconciliables


Notre société est composée de groupes sociaux aux intérêts antagonistes et inconciliables.

D’un côté, on trouve le salariat, l’immense majorité de la population celle qui fait tourner l’ensemble de l’économie de notre pays, sans la contrôler.

De l’autre, le patronat, propriétaire des moyens de production, des banques, des circuits de distribution, etc… L’intérêt de ce dernier est de faire du profit. Or, le profit est ce que le patron peut récupérer sur le travail du salarié : la plus-value capitaliste. Elle ne peut se faire qu’aux dépens du travailleur : on ne peut pas éternellement faire des économies sur les matières premières, il y a toujours un moment où il faut s’attaquer aux intérêts de la masse des salariés. Adam Smith en convenait, avant même Marx. Un libéral sérieux ne peut être que d’accord avec cette idée.

Donc, nous pouvons poser comme acquise l’idée que le salariat et le patronat ont des intérêts inconciliables sur le plan socio-économique.

Entre ces deux classes inconciliables s’étendent des catégories de moins en moins importantes. Mais elles ne remettent pas (plus ?) en cause la répartition fondamentale entre les 80% (au bas mot…) de salariés et la poignée de personnes qui dominent vraiment l’économie nationale.


La bourgeoisie, classe dominante d’une société capitaliste, a dessiné les institutions de la République dans son intérêt : celles-ci ne peuvent pas contrôler le pouvoir économique, et pour cause, elles s’attaqueraient ainsi aux intérêts immédiats du patronat. L’intérêt du patronat, c’est le « laisser faire, laisser aller »… Et le maintien d’une armée de réserve de chômeurs, qui permet au patronat de jouer avec les salaires comme il l’entend. Voilà pourquoi les libéraux les plus « généreux » n’envisagent même pas de faire baisser la barre du chômage sous les 5%, et qu’ils font accepter cette idée par la masse de la population.

L’intérêt du salariat, c’est « le pouvoir aux travailleurs », l’arrachement de l’économie des mains de la bourgeoisie. C’est mieux vivre ici et maintenant.


Alors, qu’est ce que la gauche ? C’est l’ensemble des partis qui œuvre dans l’intérêt du salariat, aussi bien pour conquérir des réformes (financées sur le capital), que pour abattre la société capitaliste pour passer à la forme supérieure de société : le Socialisme. Le Socialisme au sens où l’ont entendu Marx, Jaurès, et Lénine, bien sûr : c'est-à-dire la société où le salariat s’est érigé en classe dominante. La gauche, c’est le « mouvement », le changement.

Alors, qu’est ce que la droite ? C’est l’ensemble des partis qui œuvre dans l’intérêt de la bourgeoisie, pour maintenir le système capitaliste, pour augmenter les profits de la classe dominante actuelle. C’est le « conservatisme », voire la « réaction » en période contre-révolutionnaire.


La droite et l’extrême droite en France aujourd’hui


La gestion de notre pays depuis ces dernières années illustre parfaitement cet état de fait. La droite assume le fait qu’il faut se sacrifier pour l’entreprise (entendez, « pour ceux qui possèdent les entreprises »), qu’il faut plus de libéralisme, moins de social. La base sociale de la droite est plus que jamais le patronat, le grand patronat. Les ouvriers, les employés qui votent pour la droite sont victimes de l’idéologie dominante, des média, de la presse bourgeoise, qui, sans cesse, font campagne pour les partis bourgeois (et à contrario, le parti du salariat est celui qu’elle montre le moins). Ceux-ci aujourd’hui ne se cachent plus. Encore le gaullisme de grand-père (pas le mien, rassurez vous…) se plaisait à revêtir un aspect « social-national », mais le sarkozysme est un ultra-libéralisme affirmé, quoique démagogique. Pour enfoncer les portes ouvertes, les partis de droite aujourd’hui sont bien sûr l’UMP, mais aussi l’UDF. Derrière son prétendu centrisme, ce parti est un parti de droite, qui pourrait s’opposer à l’Etat-UMP au Sénat s’il le voulait. Il ne le fait pas, car en réalité son programme ne diverge que marginalement avec celui du grand frère UMP. Il suffit de voir à quel point les députés UDF suivent peu François Bayrou.

Dans cette optique, le Front National est aussi un parti bourgeois. Sa base électorale essentielle est le petit patronat, même si le FN se fend parfois de rencontres avec des dirigeants patronaux. Le FN n’est pas et ne sera jamais un parti ouvrier. Pour Le Pen, il faudra « travailler plus et plus longtemps ». Le FN, très discrètement, était pour le CPE. Il va même jusqu’à revendiquer la suppression de l’impôt sur le revenu ! Il fait de l’anti-communisme son principal fond de commerce. Oui, mais le FN est raciste, homophobe, réactionnaire, me direz vous…

Ah, l’UMP n’organise t-elle pas la chasse aux immigrés ? Ne sont ce pas des députés UMP qui ont tenu les pires propos homophobes cette année ? La loi sur l’immigration positive, c’est l’œuvre du FN ? Alors, certainement, le FN est pire que l’UMP sur tous ces points. Mais placer une barrière définitive entre les deux… Le FN, avant d’être extrême, est d’abord de droite, et son compère du MNR le revendique en se proclamant « la vraie droite ».

En se complaisant dans un chauvinisme exacerbé, ces partis ne font que défendre les intérêts impérialistes de la France… C'est-à-dire de la bourgeoisie française, car qui d’autre a en France intérêt à exploiter les autres peuples ?


Cependant, en quoi le racisme, allez vous me dire, est il « une politique de classe » favorable à la bourgeoisie ? Mais c’est assez évident… En dressant les travailleurs les uns contre les autres, la bourgeoisie peut mieux dominer, et faire oublier la lutte des classes. Les salariés d’origine immigrée sont particulièrement exploités, et leur marginalisation est ainsi une posture favorable pour le patronat français.


Le Parti Socialiste, parti du salariat ou parti bourgeois ?


Le PS a aujourd’hui une position très ambiguë dans la vie politique française. Il a détruit les repères idéologiques des salariés en menant une politique ouvertement pro-capitaliste entre 1997 et 2002 (mais pas assez pour rallier à lui la bourgeoisie, qui en a jamais assez, évidemment… A la copie, on aime toujours mieux le modèle). Le gouvernement Jospin est un des gouvernements qui a le plus privatisé, donc le plus rendu au patronat. Si le gouvernement de Programme Commun en 1981 prévoyait une série de mesures très favorables aux salariés, elles ont été très vite abandonnées. Les rares entreprises nationalisées ont été gérées comme des entreprises capitalistes, puis reprivatisées après modernisation. Par ailleurs, il a attaqué directement les intérêts des travailleurs, par de premières réformes de la Sécurité Sociale, la flexibilisation de l’emploi (emplois jeunes)… Et même les réformes positives comme les 35 heures ont été réalisées en sorte que « elles ne gênent pas trop le patronat ». Le PS a gravement trahi les salariés de notre pays. Jospin l’a fait comprendre à plusieurs reprises en disant que l’Etat ne pouvait plus rien faire pour défendre des salariés licenciés.

Il faut ajouter à cela le spectacle désastreux de la direction du PS. Qui peut encore croire qu’ils se battent pour le peuple ? Les Royal, Hollande, Lang, DSK, Fabius, etc, etc, etc, passent leur temps à se battre, non pas pour défendre ce qui devrait être leur classe, mais pour faire des proclamations chocs qui flattent leurs présidentiels ego.


Pourtant, contradictoirement en apparence, le Parti Socialiste joue un grand rôle dans la lutte des classes dans notre pays.

Mais ce n’est pas par le programme flou de sa bureaucratie, qui est un tissu de réformes très faibles et de contre-réformes… Et comment peut il en être autrement quand il faudrait faire des réformes sans toucher à un cheveu de l’économie capitaliste ? C’est une question de réalisme. Socialisme ou capitalisme, il faut choisir, le consensus n’existe pas. Ou plutôt si, il peut subsister une dizaine d’années, mais il ne peut tenir la longueur, et l’histoire des cinquante dernières années en est une illustration flamboyante. En appelant à voter OUI à l’Europe capitaliste, le PS a commencé à montrer plus franchement son jeu. Comment faire « l’Europe sociale » avec un carcan capitaliste ? En gros, le PS veut nous faire croire qu’on fait du social avec le patronat comme allié. Bref, de par son programme, comme par de ses dirigeants, le PS n’a plus rien d’un parti ouvrier, comme la majorité des partis sociaux-démocrates du continent.

Cependant, le PS reste, dans la conscience collective, comme le PCF, un parti du salariat. Pour la très grande majorité de nos concitoyens, quand on parle de « la gauche », on parle du PS, éventuellement du PCF. Je parle de la masse de la population, pas de la poignée de militants ultra conscients. Il est évident que si on parle à un ultra-gauchiste de « la gauche », il ne va penser qu’à sa propre petite secte. L’extrême gauche, elle, en refusant de reconnaître le caractère de classe du PS, favorise la droite. En montrant le PS et le PCF comme les premiers ennemis du salariat, elle trompe les électeurs, qui, une fois le moment de séduction passé (10% en 2002) retournent voter pour leurs porte-drapeaux traditionnels après la douche froide libérale (scores élevés du PS et inattendus du PCF aux régionales). Ainsi, l’extrême gauche n’a qu’une importance accidentelle, mise en avant par les média bourgeois dans la scène politique française de matière inconsidérée.


Le PS reste également, symboliquement, un parti « de masse ». Pas par le nombre d’adhérents (il n’y a plus, sur ce critère, de parti de masse en France), ni par la dynamique militante (la moitié des adhérents du PS sont des élus). Mais par ce qu’il représente aux yeux des travailleurs. Les ouvriers, les employés, la jeunesse de notre pays, même si elle a (à raison) en horreur l’opportunisme égoïste des dirigeants socialistes, se souvient de la CMU, des 35 heures, des premières années Mitterand… Elle sait que, malgré la récession, elle a su maintenir certains de ses acquis à l’époque où la gauche unie dirigeait la France.

Le PS reste un parti de masse donc (30% aux européennes, sans faire campagne, sans programme et sans leader, tout de même… Sans parler des régionales), mais aussi un parti ouvrier, dans le sens où le monde du travail vote encore massivement pour lui. Il a dans certaines régions (moins dans la nôtre du fait de l’importance du PCF) le rôle qu’avaient les communistes dans les années 70. Si le PS parle, la plus grande part du salariat l’écoute. On observe donc une contradiction étonnante entre « ce que sont les positions du PS » et « ce que représente le PS aux yeux des masses ».

Les militants socialistes eux-mêmes, même s’ils sont rares, sont d’authentiques militants de gauche. Ils sont persuadés que le programme molasson de leur direction va améliorer durablement le sort des travailleurs. Parfois même ils sont conscients de l’incohérence de celui-ci, et le combattent. Mais qu’est ce qu’une minorité socialiste dans un parti dirigé par une clique bureaucratique acquise à la bourgeoisie ? Politiquement, rien. Et les dirigeants même de la fraction socialiste du PS se couchent à la première occasion : les actuels ténors du NON socialiste ont parfois été ministres sous Jospin. Comment est le bilan ? Globalement négatif.

Plus importante encore est la base sociale du PS. Regroupant l’essentiel du salariat, elle est la frange la plus potentiellement révolutionnaire de notre pays.


A l’expérience, ces militants, nos camarades, se rendront compte de l’ineptie du programme du PS. Les quelques réformes proposées ne pourront même pas être financées sans s’attaquer clairement à la propriété capitaliste. Même si elles sont appliquées, elles seront battues en brèche par une contre-offensive patronale si on ne prend pas la peine de nationaliser pour arracher le capital des mains des patrons. Fuite des capitaux ? Bah, nationalisons aussi les banques ! Sans indemnités. Voilà une politique favorable au salariat. Les socialistes ne peuvent mener une politique de gauche que s’ils apprennent le réalisme : le patronat n’a aucun intérêt à accepter des réformes sociales, et le monde ne se fait pas par la générosité. Sans violence politique, nous n’obtiendrons pas une société socialiste. Sans oser prendre parti pour « sa » classe, le PS ne pourra être de gauche, à la rigueur de « centre gauche », encore faudrait il savoir si ce concept existe.


A gauche, sans concessions, le Parti Communiste Français, parti du salariat


Que reste t il de sérieux, alors, et qui serait encore favorable au salariat ? Mais le Parti Communiste, bien sûr ! (Comment n’y avez-vous pas pensé avant ?)

Aucune des réformes immédiates proposées par le PCF n’est en faveur du patronat. L’ensemble de ses revendications sont donc « de gauche », dans le sens où elles sont en faveur des salariés. Pour les financer, il faudra s’attaquer au capital, taxer, mais aussi tout simplement récupérer la plus-value par la socialisation des moyens de production, par le biais de coopératives, mais aussi de nationalisations nouvelles et démocratiques.

Ce n’est pas un simple fantasme gauchiste, un slogan vide. Non seulement c’est une nécessité financière, mais il faut se mettre aussi à l’abri de toute contre-offensive patronale. Et le seul moyen d’empêcher le patronat de contre-attaquer, c’est de lui retirer ses moyens de le faire, de lui retirer son pouvoir économique. Qui dirigera l’économie, alors ? Les travailleurs, pardi ! Mais ce n’est pas le lieu pour développer cette idée.

Le seul moyen pour consolider les réformes favorables au salariat, c’est la Révolution, c'est-à-dire le renversement de la société par une autre. Or, on sait que ce sont les moyens de production qui, in fine, définissent une société. En donnant le pouvoir aux travailleurs, le Parti Communiste renverse donc la société capitaliste, accomplit une œuvre révolutionnaire.

Dans l’imaginaire collectif, le PCF est encore un puissant moteur de « l’identité de classe ». Il suffit de parler de « classe ouvrière », de « redéploiement industriel », etc, pour se faire taxer de communiste. C’est la preuve que le Parti et « sa » classe sont rattachés dans l’inconscient.

Xavier Dubois, article paru dans le n°1 du magazine débats.

Par UEC - Publié dans : Idéologie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 15 juillet 2006

J'Y SUIS, J'Y RESTE, J'Y VOTE

Free Image Hosting at www.ImageShack.us

CONTRE LA LOI CESEDA, RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS-PAPIERS, 

 

DROIT DE VOTE ET D’ÉLIGIBILITÉ DES RÉSIDENTS ÉTRANGERS!

 

Après la Constitution européenne voulant instituer une Europe-forteresse, Après l’État d’urgence, où Sarkozy a expulsé des jeunes étrangers pourtant en situation régulière, Après le CPE, la Loi dite d’égalité des chances, où la volonté de précariser tous les jeunes a été affirmée, Voici la Loi Ceseda ou comment précariser, marchandiser et déshumaniser les migrants !

Ce sont les nouvelles cibles de la droite au pouvoir. Or, quand on s’attaque aux migrants, c’est toute la société ue l’on met en danger !!!

Précarités, expulsions, suspicion, racisme, rejet : nous ne voulons pas de cette France de Sarkozy !Contre la Loi relative au code d’Entrée et de Séjour des Étrangers et du Droit d’asile (dite Ceseda), pour la régularisation de tous les sans-papiers, le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers :

MOBILISONS-NOUS!!!

La loi CESEDA en trois points :

1- Instaurer une immigration rentable et jetable

La france va désormais pouvoir trier et choisir parmi les « candidats » à l’immigration :

" Une main-d’oeuvre sous-payée et sans aucun droit. Quand les besoins de l’économie capitaliste le demandent, on va chercher des personnes fuyant la guerre ou la misère. Et quand on n’en a plus besoin, on les jette dehors ! Concrètement : Contrat de travail = carte de séjour. Tu perds ton job, tu gagnes une place dans un charter !

" Une élite, la crème de la crème des « candidats » à l’immigration. Concrètement, c’est le pillage des cerveaux! On enlève aux pays du Sud, leur plus grande richesse : leurs intelligences ! Elles serviront à enrichir les pays du Nord qui exploiteront encore plus le reste du monde !

2 - Détruire les valeurs et les droits fondamentaux à la personne humaine

" Durcissement des conditions de regroupement familial. Les migrants n’ont-ils pas le droit de vivre en familles ? Avec leurs maris, leurs femmes, leurs enfants ?

" Durcissement des conditions du Droit d’asile : la France n’accueillera presque plus de réfugiés politiques, des personnes qui fuient les guerres et les dictatures.

" Organisation des traques systématisées : la chasse humaine est ouverte ! Les expulsions de toutes les personnes vont se faire à tour de bras sans regarder qui ils sont, où on les envoie…

3 - Formaliser encore plus le racisme.

La Loi Ceseda instaure un « Contrat d’accueil et d’intégration républicaine » obligatoire. C’est une obligation à formation civique et linguistique , mais aussi une évaluation arbitraire de l’engagement et des résultats des immigrés. Quelqu’un va «évaluer» si les migrants ont réellement l’intention de s’adapter à la France, et donc de renier qui ils sont, leurs cultures, leurs langages, leurs valeurs…

La France serait-elle trop belle pour ne pas mériter l’apport singulier et spécifique de chaque femme et de chaque homme???

L’accueil des migrants doit se faire dans de bonnes conditions : partager et échanger ! Partager la langue française, échanger les cultures du monde, les savoirs et les savoir-faires pour s’enrichir mutuellement.

Durcissement des conditions de regroupement familial. Les migrants n’ont-ils pas le droit de vivre en familles ? Avec leurs maris, leurs femmes, leurs enfants ?

 

Pour une citoyenneté de résidence

Droit de vote et d’éligibilité des Résidents étrangers !

Par leur travail, les migrants contribuent à la vie économique de notre pays. Par leur présence, ils enrichissent largement la vie sociale et culturelle.Par leurs activités et leurs expériences, ils alimentent la vie politique.

ET ILS N’AURAIENT PAS LE DROIT DE VOTER ET D’ÊTRE ÉLU-E-S ???

La négation de ces droits est une injustice insupportable que les jeunes, les étudiants communistes, et d’autres, veulent combattre. Nous voulons vivre dans un pays d’égalité et de justice, dans un pays de la démocratie et de la citoyenneté.

Chacun, là où il vit, doit pouvoir prendre les décisions qui le concernent!

Migrants et non-migrants, nous devons participer à la vie politique pour donner notre avis et peser sur les choix. Bien sûr, nos dirigeants politiques semblent être sourds aux revendications du peuple de France exprimées plusieurs fois dans les urnes et dans la rue. Mais ils ont déjà peur, et plus nous serons nombreux à s’impliquer, à voter, plus nous pourrons renverser le pouvoir ! Et les migrants, parce qu’ils vivent ici, avec nous, à nos côtés, parce qu’ils nous apportent beaucoup doivent pouvoir voter et être éligibles !!! La droite les traite comme du bétail. Elle cherche à les déshumaniser.

Obtenir le droit de vote et d’éligibilité serait reconnaître enfin qu’ils sont citoyens à part entière ! Ce serait une victoire dont la portée dans les têtes des gens serait immense. Diverses personnalités politiques s’étaient engagées à accorder ce droit fondamental aux résidents étrangers, parmi lesquelles Chirac. Qu’attend-il pour mettre en place le droit de vote ?! Rafraîchissons-lui la mémoire et exigeons ce droit !

 

Les idées reçues tuent, TUONSLES!!!

1. «LA FRANCE NE PEUT PAS ACCUEILLIR TOUTE LA MISÈRE DU MONDE! »

- La question n’est pas là. La question est de laisser un vrai choix aux populations de rester ou partir de leurs pays, il faut lutter contre la misère, la guerre et contre l’exploitation à travers le monde.

- Ca suffit !!! Étrangers = misère ??? Cette assimilation est insupportable. Que font Elf, Total… en Afrique et dans les pays du Sud si ces derniers sont si pauvres ??? Les pays du Nord ont-ils toutes les ressources naturelles, les matières premières telles que le pétrole, le gaz… qu’ils vont piller là-bas ???

- Le monde a besoin des savoirs et des savoir-faire du monde entier. C’est comme ça et pas autrement que nous construirons le progrès de chacun et de tous.

- Ce n’est pas avec la loi Ceseda, avec des logiques d’exploitation et de rejet hors des frontières que l’on éradiquera la misère dans le monde.

Les jeunes communistes veulent une France qui accueille dans de bonnes conditions les migrants. Une France qui pèse de tout son poids pour que les relations entre le Nord et le Sud ne soient plus des rapports de domination. Chaque pays doit pouvoir jouir de ses richesses et les partager !

2. « LES IMMIGRÉS VIENNENT NOUS PRENDRE NOS EMPLOIS, NOS FEMMES, INSTAURER L’INSÉCURITÉ, DÉTRUIRE NOTRE IDENTITÉ NATIONALE ET NOS VALEURS»

- Le chômage, ce n’est pas à cause des migrants ! Ce sont les politiques des capitalistes mises en place en France et dans le monde qui créent le chômage de masse, les différentes formes de précarité. Bien souvent, les migrants occupent des emplois sous-payés, pénibles que les autres salariés ne veulent pas faire.

- Les migrants ne sont ni des voleurs ni des violeurs !

- L’insécurité, c’est Sarkozy qui la fait vivre ! Ne sait-il donc pas que politiques sécuritaires et paix ne font pas bon ménage? Que lois liberticides et non violence ne peuvent vivre côte à côte ? !!!

- Quant à notre identité nationale et nos valeurs, cela fait bien longtemps qu’elles sont battues en brèche. C’est en refusant à toutes les identités, les cultures, les philosophies de vivre ensemble qu’on détruit notre identité nationale. Car être Français aujourd’hui, c’est être riche de la diversité des personnes qui vivent en France!

PROPOSITIONS CONCRÈTES:

" Annulation de la dette des pays du Sud

" Réorientation et réorganisation profonde et radicale de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). Elle doit être soumise à la démocratie et donc à la volonté des peuples du monde. Ses directives économiques sont invivables et détruisent des pays entiers: ça suffit!

" Donner plus de moyens à l’ONU et démocratiser ses instances. Il faut lui donner plus de pouvoirs et plus de moyens pour lui permettent de faire appliquer ses résolutions.

" Création de centres d’accueil des migrants qui soient réellement accueillants!!! Avec hébergement de qualité, apprentissage de la langue et des lois françaises, aides matérielles pour subvenir à ses besoins, aides psychologiques pour surmonter la déchirure avec son pays d’origine, surmonter les traumatismes liés à la guerre, la dictature ou la misère.

" Décoloniser l’imaginaire et repenser le monde sans préalable civilisationnel : il faut arrêter de penser la France dans le monde mais bien penser la France comme un monde!!!

Pour rester en contact avec l'UEC, et les Jeunes Communistes, pour prendre part à la lutte contre cette loi immonde, pour s'opposer aux expulsions d'étudiants, de lycéens, et de toute leur famille, pour militer pour une citoyenneté de résidence, ou pour permettre aux sans papier de ne plus vivre dans l'insecurité totale en les régularisant, n'hésite pas à nous contacter : uec_lille@yahoo.fr

Pour signer la pétition contre la loi CESEDA :

Site du RESF http://www.educationsansfrontieres.org/

Site du collectif contre l'immigration jetable http://www.contreimmigrationjetable.org/

Par UEC - Publié dans : Nos combats
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 15 juillet 2006

Free Image Hosting at www.ImageShack.us

 C'EST QUOI, CESEDA ?

 

Voici, résumé en trois grands points, la loi CESEDA

1 - Sur le plan économique et le droit du travail :

Renforcement de la conception d'une immigration rentable et jetable.

Quelques mesures phares :


  • -Un titre de séjour peut être retiré si une des conditions de son obtention n’est plus remplie.  Tu perds ton job, ta femme te quitte, tu quittes ton mari,…= Tu gagnes une place dans un charter !
  • -Pour les étudiants, la liste des critères d’obtention de titre s’allonge. En plus de justifier de ressources suffisantes, d’une inscription dans un établissement scolaire, de l’absence de menace à l’ordre public (et on a vu comme tout est relatif dans le monde de Sarko…), les étudiants étrangers devront avoir un projet d’étude, un parcours académique et personnel, des compétences linguistiques IRREPROCHABLES. Or, déjà pour les étudiants « français », les conditions de vie et d’étude sont difficiles, on ne sait pas toujours ce qu’on veut faire dans la vie…

  • -La Loi crée une carte de séjour spécifique pour les travailleurs saisonniers. Il faut donc justifier d’une résidence habituelle hors de France, et d’une période de travail inférieur à 6 mois par an. T’es précaire ? On va te le tatouer sur ton front ! Et comme on a peur d’une invasion massive et des squats, t’as intérêt à loger ailleurs !

  • -Une carte « compétences et talents » de 3 ans peut être délivrée à la crème de la crème des « candidats » à l’immigration.  C’est le pillage des cerveaux.

2 - Sur le plan de la destruction de valeurs et de droits fondamentaux à la personne humaine.

Les migrants deviennent des marchandises dont les besoins et les droits disparaissent.

Quelques mesures :


  • -Recensement des ressortissants européens, et distinction entre différentes catégories de ressortissants de l’UE. La libre-circulation n’est pas d’actualité au sein même de l’UE.

  • -La carte de séjour temporaire délivrée à la famille du migrant n’ouvre plus les droits à une activité professionnelle dans l’année qui suit. Pendant un an, débrouilles toi pour survivre.

  • -10 ans de vie en France n’offre plus l’obtention de carte de séjour « Vie privée et familiale » C’est vrai qu’au bout de 10 ans, ta vie est ailleurs…

  • -En cas de rupture, le conjoint est prié de retourner dans son pays d’origine.  T’es battue ? Tu dégages !

  • -Les migrants doivent pouvoir prouver leur capacité à faire vivre leurs familles avant de les faire venir. Exit tous les minima sociaux.

  • -Le délai pour déposer une demande de regroupement familiale passe de 12 à 18 mois.  No comment.

  • -Renforcement des conditions d’obtention du droit d’asile. De plus, la Loi officialise 270 centres d’accueil pour demandeur d’asile dont les conditions de vie sont déplorables et dénoncés par tous les progressistes. C’est vrai que la guerre, la dictature, c’est déjà pas très traumatisant…

  • -Les mesures d’expulsions sont transformées en véritable traque humaine, allant jusque dans les hôpitaux. Une obligation de quitter le territoire est de mise à chaque refus d’obtention d’un quelconque papier. Cette expulsion doit se faire dans le mois suivant le refus, et les migrants n’ont que 15 jours pour faire un recours…La protection du conjoint contre les expulsions n’arrivera qu’au bout de 4 ans au lieu de 3…Enfin, l’étranger assigné à résidence doit se présenter tous les jours aux forces de police..                                                                               

3 - Sur le plan du racisme.

Cette Loi conceptualise une France supérieure à tout ce qui viendrait d’ailleurs.


Instauration du « Contrat d’accueil et d’intégration républicaine ». Il est obligatoire et comprend une formation civique et linguistique, une évaluation de l’engagement et des résultats de l’immigré.

  • -Formation civique et linguistique : nous ne sommes déjà pas d’accord avec l’éducation à deux vitesses que nous impose le gouvernement en France et la manière dont l’école apprend aux élèves. On peut donc largement imaginer dans quelles conditions cette formation obligatoire va se dérouler.

  • -Evaluation de l’engagement et des résultats de l’immigré : la formulation laisse à désirer parce qu’on ne comprend pas très bien de quoi il s’agit. Une personne ou une instance, choisie et décidée on ne sait où, va évaluer de manière tout à fait arbitraire l’engagement et les résultats des migrants. Au lieu de contribuer à l’enrichissement de la société, on leur demande de s’assimiler, au point de renier leurs origines, leurs cultures, qui elles et ils sont.


Concrètement, l’obligation de ce type de Contrat implique un racisme insoutenable. C’est inadmissible pour les migrants mais également pour les non-migrants qui seront donc assimilés à ces valeurs dans lesquelles les jeunes communistes, par exemple, ne se retrouvent pas du tout.

Par UEC - Publié dans : Présentation
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Contact

Pour nous contacter :

Par mail uec_lille@yahoo.fr

Par courrier Union des Etudiants Communistes, 18 rue d'inkermann, BP 1233, 59000 Lille

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus