Samedi 15 juillet 2006

L’Humanité a besoin de ses lecteurs.

http://www.humanite.fr/ 

Depuis 1996, l’Humanité publie l’intégralité de son édition quotidienne sur ce site Web. Après bientôt sept années, le Web de l’Huma constitue l’une des principales base de données francophone et alternative (près de 150 000 articles au début de l’année 2003). C’est un outil quotidien pour plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs dans le monde entier : pour mieux comprendre et décrypter l’actualité mais aussi pour résister et agir dans leur quartier, leur fac ou sur leur lieu de travail. Pour autant, ce choix de l’ouverture et de la gratuité ne doit pas masquer les efforts de toute une rédaction et de toute une équipe pour que ce journal puisse, aujourd’hui et demain, tenir sa place dans le paysage de la presse française. Pour que vive l’Humanité et qu’elle puisse se développer, le nombre de ses lecteurs et de ses abonnés doit croître. Nous avons besoin de vous, de votre soutien et de vos dons !

La presse quotidienne écrite est en danger !

La presse quotidienne écrite connaît une grave crise qui pourrait être fatale à certains journaux.

Il faut agir d’urgence pour la sauver et la développer.

Le pluralisme de la presse écrite, l’accès à des informations et des analyses diversifiées sont en effet des piliers fondamentaux de l’exercice d’une citoyenneté réelle. L’intérêt de la démocratie et de la revitalisation des idéaux de la République, commandent donc de les aider. La facilité d’accès à la diversité des titres de presse, chez les marchands de journaux et par la poste, est un enjeu vital pour un pluralisme vivant et vivifiant. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de garantir son existence.

Voilà pourquoi nous lançons ce cri d’alarme et demandons :

-  De créer les conditions pour empêcher toute augmentation des tarifs postaux de la presse et pour améliorer la distribution matinale postale du courrier et des journaux par le service public de La Poste qui doit disposer de moyens pour assurer et améliorer son service.
-  D’augmenter les aides publiques aux quotidiens d’information générale, notamment ceux à faibles ressources publicitaires.
-  De favoriser la lecture de la presse par les jeunes par des aides incitatives aux collectivités territoriales pour leur permettre de contracter des abonnements à des bouquets de titres de presse pour les lycées et un budget spécifique de l’éducation nationale pour les facultés.
-  De créer un dispositif d’aide aux personnes qui s’abonnent à des journaux quotidiens et permettre des déductions fiscales aux lectrices et lecteurs qui participent aux souscriptions organisées par les journaux pour équilibrer leur budget.

Pour soutenir l'humanité, possibilité de souscription en ligne : http://jaures.humanite.fr//scellius/sample/soutiens.html

par UEC publié dans : Nos combats
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Samedi 15 juillet 2006
 

Dis, papa, c’est quoi l’UEC ?


L’Union des Etudiants Communistes est une organisation politique étudiante proche du Parti Communiste Français. Elle fait partie du Mouvement des Jeunes Communistes de France.

Elle a l’originalité, au sein des organisations étudiantes, de n’être pas un syndicat (nous ne présentons pas aux élections, nous n’intervenons qu’exceptionnellement auprès des instances de la fac), même si nous encourageons vivement les étudiants à se syndiquer dans le syndicat de leur choix.

Nous faisons le choix de faire de la politique à la fac, avec tous les étudiants. Notre organisation se veut être leur outil pour changer la société et abolir le capitalisme.


Sur le plan universitaire, nous nous battons pour construire une autre université, sortie définitivement des logiques financières. Nous construisons, avec les étudiants, une Loi pour la Réussite dans l’Enseignement supérieur, outil de démocratie participative pour répondre à la réforme LMD.

Mais nous voulons aussi ouvrir la fac au monde extérieur. Outre son travail de formation théorique sur le marxisme et l’Histoire du mouvement ouvrier, l’UEC est une organisation révolutionnaire, qui œuvre pour la construction du Socialisme, pour une démocratie nouvelle en France, pour une Europe des salariés. Cela passe par un bouleversement en profondeur des rapports de production, par une gestion démocratique de l’économie française dans l’intérêt du salariat. Cependant, nous n’attendons pas béatement le « grand soir », nous nous battons aussi pour de nouveaux droits pour les étudiants, les salariés. Parallèlement à cette œuvre d’émancipation globale, les étudiants communistes luttent contre toutes les discriminations qu’a produit notre société. Les capitalistes ont intérêt à véhiculer toute sorte de préjugés pour masquer la réalité de la lutte des classes.

Enfin, l’UEC est une organisation internationaliste, et lutte pour un rapprochement de tous les peuples. Contre les guerres impérialistes, pour une solidarité active avec les Etats qui tentent une autre forme de développement économique, les étudiants communistes sont sur tous les fronts.


Xavier Dubois, secrétaire de l’UEC Lille

 

par UEC publié dans : Présentation
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Vendredi 14 juillet 2006
 

La « décroissance soutenable »

une utopie réactionnaire

 

De plus en plus de gens se soucient à juste titre de la situation écologique de notre planète. Nous avons assisté, ces dernières années, à un certain nombre de catastrophes écologiques, dont les naufrages de L’Erika et du Prestige. A ces « accidents », qui en fait résultent de la course au profit à laquelle se livrent les capitalistes, s’ajoute le réchauffement de la planète, qui est très probablement dû à de trop grandes émissions de gaz carbonique. Il en résulterait des dérèglements climatiques qui, à terme, pourraient prendre des dimensions effrayantes. Enfin, les ressources fossiles (pétrole, gaz, etc.), sur lesquelles l’industrie repose encore largement, seront épuisées d’ici quelques décennies, ce qui pose la question des énergies alternatives.

Nous ne pensons pas qu’il faille minimiser ces problèmes. Nous ne partageons pas l’optimisme intéressé des multinationales qui polluent ou sont spécialisées dans le pillage des ressources naturelles. Il semble clair que l’écosystème est à terme gravement menacé – et nous avec – par des catastrophes de type écologique et climatique.

A ce sujet, certains pensent qu’il est possible de « réguler » le capitalisme, de le réformer, de l’aménager, de façon à en maîtriser les conséquences écologiques. Nous estimons au contraire que les mécanismes fondamentaux du système capitaliste s’opposent à toute régulation durablement efficace, et qu’il faut par conséquent lui substituer un système socialiste, c'est-à-dire une planification démocratique et rationnelle des ressources productives et naturelles.

Il existe encore une autre tendance, qui a produit ces derniers temps un certain nombre d’articles dans la revue Silence! et dans Le Monde Diplomatique : la tendance des partisans de la « décroissance soutenable ». Face aux menaces climatiques et écologiques, ses « théoriciens » pensent que le problème, ce n’est pas le capitalisme, mais… la croissance économique. Dès lors, la solution coule de source : l’économie doit « décroître », et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nous nous proposons ici de sonder l’argumentation sur laquelle repose cet ambitieux programme.

« Faire tourner à l’envers la roue de l’histoire »

A la lecture des écrits des apologues de la « décroissance soutenable » (voire « conviviale » !), la plupart des gens hausseront simplement les épaules. Cependant, nous aurions tort de considérer que ces idées émanent simplement d’esprits farfelus. En réalité, l’idée que la croissance économique est ce qui pose problème et qu’il faudrait faire marche arrière en ce domaine se rattache à un courant idéologique et politique qui remonte au début du XIXe siècle.

Comme tout autre courant intellectuel, celui-ci a des racines de classe. Autrement dit, il exprime, fut-ce confusément, la situation et les intérêts d’une classe sociale déterminée. En France, au milieu du XIXe siècle, Proudhon proposait de réorganiser l’ensemble de l’économie nationale sur le modèle d’un immense réseau de coopératives paysannes et artisanales. Il fustigeait la grande industrie et la concentration du capital qui l’accompagne. Ce faisant, il exprimait les intérêts et la situation matérielle des petits artisans, commerçants et paysans, autrement dit des classes moyennes, dont la position était menacée par le processus d’industrialisation et de concentration du capital. Par le biais de la concurrence, la production de grande échelle avait tendance à les pousser à la ruine et à les jeter dans la classe des travailleurs salariés, qui, eux, ne possèdent ni terre ni moyen de production, mais seulement leur force de travail. Dans la mesure où il refusait d’adopter le point de vue socialiste, expression générale des intérêts du salariat, Proudhon en était réduit à réclamer un retour à une économie fondée sur la petite propriété artisanale et agricole. Comme l’écrivait Marx, Proudhon voulait « faire tourner à l’envers la roue de l’histoire ».

Ce n’est pas par hasard que l’on retrouve ces idées, presque mot pour mot, dans les écrits des «décroissants». Voilà ce que Bruno Clémentin et Vincent Cheynet nous proposent comme « premier niveau » de leur « modèle économique alternatif » :

« Le premier [niveau] serait une économie de marché contrôlée évitant tout phénomène de concentration. […] Tout artisan ou commerçant serait propriétaire de son outil de travail et ne pourrait pas posséder plus. Il serait nécessairement le seul décideur de son activité, en relation avec sa clientèle. Cette économie de petites entités, outre son caractère humaniste, aurait l’immense mérite de ne pas générer de publicité, ce qui est une condition sine qua non de la mise en place de la décroissance soutenable. »

La référence à la publicité est ici la seule nouveauté par rapport à Proudhon. Si, dans cette citation, les seuls artisans et commerçants sont évoqués, un autre passage fait l’apologie de « l’agriculture extensive non motorisée », c'est-à-dire des petites exploitations agricoles. Nous voilà renvoyés à la bonne vieille économie précapitaliste.

Peut-être que les deuxième et troisième « niveaux » du « modèle économique alternatif » nous en diront plus ? Oui, mais ils pèsent tellement lourd sur le premier niveau que celui-ci s’écroule comme un château de cartes. En effet, « le deuxième niveau, celui de la production d’équipements nécessitant un investissement, aurait besoin de capitaux mixtes privés et publics, contrôlés par le politique. » Ainsi, loin de ne compter que sur leurs propres ressources, l’agriculture et l’artisanat de petite échelle jouiraient d’« équipements nécessitant des investissements ». Mais les choses s’aggravent avec le troisième niveau, qui fournit à ses petits paysans, commerçants et artisans des « services publics de base, non privatisables : accès à l’eau, à l’énergie disponible, à l’éducation, à la culture, aux transports en commun, à la santé, à la sécurité des personnes. »

Si on appliquait à la France le projet de Bruno Clémentin et Vincent Cheynet, il faudrait fermer un grand nombre d’entreprises, renvoyer des millions de salariés à leur campagne et ateliers artisanaux, mais garder quand même une infrastructure industrielle et une large main d’œuvre salariée pour alimenter tout ce petit monde en services publics de qualité. D’un côté, on ampute allègrement le potentiel productif de l’économie – mais, de l’autre, on exige de cette économie exsangue qu’elle dispense des services publics aux quatre coins de nos campagnes repeuplées !

Cette contradiction, caractéristique d’un mode de pensée utopique, ressurgit sans cesse sous la plume de nos deux candidats aux joies de l’économie locale. Prenons un exemple parmi tant d’autres. On nous assure que, sur la base d’une économie « décroissante », nous aurions accès à la santé. Tant mieux. La santé, cependant, suppose notamment des hôpitaux, des centres médicaux, etc, vers lesquels un malade puisse se rendre rapidement. Or, on apprend que « les véhicules à moteur à explosion seraient condamnés à disparaître. Ils seraient remplacés par la marine à voile, le vélo, le train, la traction animale. » Pour les malades que leur état de santé ne dispose pas à se déplacer sur une bicyclette, sur un chariot tiré par des bœufs ou sur un catamaran, il reste le train. Le problème, c’est que jusqu’à présent, les lignes ferroviaires ne desservent que les principaux axes du pays, les habitants des très nombreuses petites communes rurales se contentant d’utiliser les « véhicules à moteur à explosion ». Mais dans le monde que Bruno Clémentin et Vincent Cheynet appellent de leurs vœux, ceux-ci ont disparu. Il faudra donc élargir considérablement, soit le réseau ferroviaire, soit le réseau hospitalier (soit les deux). En résumé, s’ils voulaient tenir leurs promesses en matière de santé publique, les « décroissants » seraient obligés de lancer le pays passablement désindustrialisé dans… de grands travaux – et pas des moindres.

Il s’agit là d’un exemple assez trivial, mais ce type de contradiction est monnaie courante dans les écrits des « décroissants ». Au fond, elle exprime le caractère complètement abstrait et utopique de leur construction théorique. Ils ne se soucient nullement d’appuyer leur « programme » sur telle ou telle force sociale réelle. Ils s’adressent à la bonne conscience des citoyens « en général », à leur intelligence, en espérant que la graine des vérités qu’ils diffusent finira par germer. Leur problème, en effet, c’est que ni la classe capitaliste, ni le salariat – les deux forces essentielles de la société – ne peuvent s’identifier à un tel programme, qui est à l’antipode de leurs intérêts.

Pour les capitalistes, le développement économique et la concentration du capital sont indispensables : leur course au profit en dépend. Pour les salariés, la « décroissance » signifierait une régression majeure de leur niveau de vie. Voilà ce qu’on trouve dans le programme « décroissant », entre autres envolées « humanistes » : « Le réfrigérateur serait remplacé par une pièce froide, le voyage aux Antilles par une randonnée à vélo dans les Cévennes, l’aspirateur par le balai et la serpillière, l’alimentation carnée par une nourriture quasiment végétarienne, etc. » La liste n’étant apparemment pas exhaustive, on craint le pire !

« C’est le prix à payer », nous expliquent en quelque sorte Clémentin et Cheynet. C’est ça ou la mort certaine. En effet, leur analyse de la situation et des perspectives écologiques conclue à la catastrophe imminente et inévitable, sous quelque système politique et économique que ce soit, si nous n’entrons pas très vite dans la « décroissance ».

Pour y parvenir, les « décroissants » en appellent d’abord au bon sens de chacun d’entre nous, à notre bonne volonté, mais dressent aussi quelques perspectives politiques en ce qui concerne la révolution décroissante. Dans ce domaine, la situation est assez sombre, comme l’expliquent bien nos deux professeurs dans le passage suivant : « L’écologiste millionnaire et conservateur Edward Goldsmith avance qu’en réduisant de 4% par an et pendant 30 ans la production et la consommation, nous aurions une chance d’échapper à la crise climatique " avec un minimum de volonté politique. " […] La réalité sociologique est tout autre. Même les riches des pays riches aspirent à consommer toujours plus. Et ce n’est pas " un minimum de volonté politique " qui serait nécessaire si un groupe désirait conduire cette politique d’en haut, mais bien un pouvoir totalitaire. Celui-ci aurait toutes les peines à contrer une soif sans fin de consommation attisée par des années de conditionnement à l’idéologie publicitaire. A moins de rentrer dans une économie de guerre, l’appel à la responsabilité des individus est la priorité. Les mécanismes économiques conduits par le politique auront un rôle fondamental à jouer, mais demeureront secondaires. Le tournant devra donc s’opérer " par le bas " pour rester dans la sphère démocratique. »

La menace est claire. On nous dit : « soit vous vous pliez aux joies humanistes de la décroissance, soit il faudra une dictature. » En effet, les faux frais d’une dictature ne valent-ils pas mieux que l’auto-destruction à coup sûr ? La « réalité sociologique » est montrée du doigt : tout le monde veut consommer ; les travailleurs comme les patrons veulent garder leurs maudits privilèges. La société devra donc peut-être subir l’électrochoc d’un pouvoir fort, trônant au dessus des classes sociales, pour « remettre de l’ordre ». A leur façon, les « décroissants » expriment la tendance bonapartiste qui parcourt l’histoire politique des classes moyennes.

La menace écologique et climatique

Les « décroissants » estiment que nous allons tout droit vers la destruction générale si nous ne faisons pas baisser nettement et au plus vite le PIB mondial. Selon eux, soit on reconstitue le « capital naturel » (énergétique) détruit au fur et à mesure, soit on meurt tous à coup sûr. En effet, « imaginer que l’humanité a les moyens de coloniser d’autres planètes relève du délire. Les distances dans l’espace sont hors de portée de nos technologies. Pour faire des sauts de puce dans l’espace, nous gaspillons inutilement des quantités gigantesques de ressources précieuses. » Et si, malgré les « sauts de puce », les capitalistes étaient capables d’importer de l’énergie à partir d’autres planètes, on est d’ailleurs prévenu : « si nous pouvions ramener sur terre et de façon rentable une ressource énergétique extra-terrestre, cela aurait pour conséquence une nouvelle dégradation écologique. » En effet, « l’arrivée d’une nouvelle ressource énergétique ne ferait qu’amplifier les changements climatiques » du fait de l’inévitable pollution qu’elle entraînerait.

Il fallait s’attendre à ce que, privé de « véhicules à moteur à explosion », l’homme soit aussi privé de navettes spatiales, fusées, satellites et autres fleurons de la technologie moderne. Mais il faut surtout remarquer que la conquête spatiale est présentée (avant d’être rejetée) comme la seule alternative à la situation actuelle. Ni le socialisme ni aucune autre forme d’organisation sociale susceptible d’augmenter ou de maintenir la capacité productive actuelle ne sont évoqués. Or c’est pourtant là qu’est tout le problème. Les catastrophes écologiques et les menaces climatiques qui pèsent sur notre planète ne peuvent être évaluées indépendamment du système économique et social dans lequel elles ont lieu.

La menace écologique est fondamentalement le fait du système capitaliste. Pour accroître leurs marges de profits, gagner tel marché ou mettre la main sur telle source de matière première, les capitalistes ne s’embarrassent ni de principes sociaux, ni de principes écologiques. En fin de compte, ils polluent la planète pour les mêmes raisons qu’ils bombardent l’Irak ou licencient des milliers de salariés : pour accroître la rentabilité de leur capital. Pourquoi des tonnes d’hydrocarbures sont-ils constamment rejetés au large de nos océans ? Parce que cela coûte moins cher qu’un recyclage non polluant. Pourquoi l’Amazonie subit-elle une déforestation massive, au risque de graves conséquences écologiques ? Essentiellement pour accroître les profits des multinationales qui exploitent le bois. Et ainsi de suite.

Dans le cas des émissions de CO2, qui sont probablement responsables du réchauffement de la planète, le problème se pose dans les mêmes termes. La plupart des grandes puissances dépendent largement des énergies fossiles (pétrole, gaz, etc.), dont la combustion émet de grandes quantités de CO2. Pour s’en passer ne fut-ce que partiellement, elles devraient réaliser d’énormes investissements dans des industries énergétiques alternatives. Or, la concurrence est telle, dans le système capitaliste, que de pareils investissements désavantageraient les capitalistes qui les réaliseraient par rapport aux capitalistes qui se contenteraient de continuer d’exploiter l’industrie existante. La course au profit et la lutte pour des marchés poussent donc les dirigeants des grandes industries énergétiques à continuer d’exploiter les réserves fossiles. Certes, elles ne tarderont pas à s’épuiser et leur combustion constitue une menace écologique. Mais la bourse, elle, n’est pas sensible à de tels arguments. Or, dans le système capitaliste, c’est avant tout elle qui décide.

Dans la mesure où il n’y a pas de limite absolue aux progrès des sciences et de la technologie, le potentiel énergétique dont nous disposons est lui aussi illimité. Aux énergies « renouvelables » (énergie des marées, énergie solaire, éolienne, etc.) s’ajoute l’énergie atomique. Si celle-ci est aujourd’hui une grave source de pollution, c’est parce que les capitalistes ne veulent pas rogner sur leurs marges de profits en investissant dans un traitement sérieux des déchets radioactifs. D’un point de vue scientifique, cependant, rien ne permet d’affirmer que l’exploitation de l’énergie atomique ne puisse pas se réaliser de façon à n’impliquer ni pollution, ni risque de catastrophe nucléaire. En d’autres termes, la pollution et les différents risques liés à l’industrie énergétique reposent, non sur la « croissance », mais sur les mécanismes fondamentaux du capitalisme. Par conséquent ils ne disparaîtront que lorsque ce système lui-même sera renversé. Seule une planification rationnelle et démocratique de l’industrie et des ressources énergétiques permettra de concilier le développement de l’appareil productif avec l’équilibre écologique de la planète.

Croissance et « décroissance »

Dans Le Monde Diplomatique du mois de novembre, l’un des chefs de file des « décroissants », Serge Latouche, reconnaît que la perspective d’une récession prolongée n’est pas propre à susciter l’enthousiasme des salariés, des jeunes et des chômeurs. Aussi s’empresse-t-il de préciser – à la différence ses amis Cheynet et Clémentin – que « décroissance » ne signifie pas nécessairement récession. Il écrit, en effet, que la « décroissance n’est pas la croissance négative ». Et c’est bien heureux, ajoute-t-il, car « on peut imaginer quelle catastrophe serait un taux de croissance négatif ! »

On pourrait faire remarquer qu’il n’y a pas besoin de « s’imaginer » quoi que ce soit, le système capitaliste ayant largement montré, au cours de son histoire, quels sont les effets d’une récession sur l’emploi, les salaires, etc. Mais le plus intéressant, c’est ce qu’il entend par « décroissance », après avoir écarté l’idée de récession. Selon lui, la « décroissance » se met en place, notamment, grâce à « la remise en question du volume considérable des déplacements d’hommes et de marchandises sur la planète, avec l’impact négatif correspondant (donc une relocalisation de l’économie) ».

Quiconque a joué au jeu du Mikado sait bien qu’il est impossible d’enlever certains bâtonnets sans faire tomber tout l’édifice. C’est pourtant ce que s’efforce de faire Latouche. Dans le cadre du capitalisme (que Latouche ne remet jamais en cause), une diminution des « volumes de déplacements d’hommes et de marchandises » signifierait un affaiblissement correspondant des exportations et des importations, c'est-à-dire du commerce mondial. Or, le dynamisme économique du capitalisme repose, pour une bonne part, sur le dynamisme du commerce mondial lui-même. Par conséquent, la première conséquence de la mesure que propose Latouche serait une « croissance négative » du PIB mondial. Chassée par la porte, la récession revient immédiatement par la fenêtre !

Ce n’est pas la première fois que Le Monde Diplomatique publie des articles dans lesquels, sous couvert de préoccupations sociales ou écologiques, leurs auteurs font l’apologie de l’économie locale. Or, il s’agit là, encore une fois, d’une idée complètement réactionnaire. La mondialisation de l’économie, loin d’être un problème, constitue une prémisse fondamentale du socialisme, lequel est complètement inconcevable sur la base de petites économies locales. Le fait est, par contre, que le capitalisme a depuis longtemps atteint ses limites historiques, qu’il est incapable de faire progresser le niveau de vie de la vaste majorité de la population mondiale, et que, pour se survivre, il doit renforcer sa pression sur les salariés et piller toujours plus les ressources des pays sous-développés.

Loin de réduire la production, une organisation socialiste de la société aurait pour résultat de libérer les forces productives des chaînes d’un capitalisme en plein déclin. Elle donnerait une puissante impulsion à l’économie, ce qui ouvrirait la perspective d’une diminution progressive et indéfinie du temps de travail. Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, l’accès à une éducation de qualité se généraliserait. Le racisme, le fanatisme religieux et tous ces fléaux qui reposent, en dernière analyse, sur la misère que génère le système capitaliste, disparaîtraient. La science, les arts et la philosophie cesseraient d’être le monopole des classes dirigeantes pour devenir un bien collectif que tout le monde pourrait enrichir. L’humanité se débarrasserait enfin du fardeau du besoin matériel. En ce sens, comme le disait Marx, le communisme constituera le véritable commencement de l’histoire humaine.

Jérôme Métellus
Paris, le 01 décembre 2003

par UEC publié dans : Idéologie
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Mercredi 12 juillet 2006

TERRE ET PAIX  

 

 

 

 

 

Dans la nuit 28 au 29 juin, la violence et le colonialisme des autorités israéliennes ont encore frappé.

64 responsables politiques palestiniens, dont 20 députés et 8 ministres ont été arrêtés par l’armée israélienne.


Cet événement montre une fois de plus la stratégie dévastatrice du gouvernement israélien. Ehud Olmert, président israélien a décidé de détruire l’Autorité palestinienne en refusant systématiquement les interlocuteurs palestiniens laïcs issus du Fatah, parti politique qui dirigeait l’autorité palestinienne.

Depuis l’arrivée d’Ariel Sharon, le gouvernement a tué et emprisonné 1600 militants politiques. Parmi ceux-là, certains auraient été capables d’avancer vers la paix, comme Marwan Barghouti, qui appelle à une paix négociée. Ariel Sharon, puis Ehud Olmert ont décidé de manière non négociée de construire un mur qui colonise toujours plus la Palestine. Dans le même temps, Israël s’est retiré sans négociations de la Bande de Gaza, avant de l’envahir à nouveau aujourd’hui. C’est cette politique unilatérale de la part du gouvernement israélien qui a amené le peuple palestinien à rejeter le Fatah aux dernières élections, avec comme conséquence aujourd’hui un gouvernement dirigé par le mouvement islamiste Hamas.

Ces arrestations massives de responsables politiques palestiniens n’arrivent pas à n’importe quel moment :

elles viennent pour détruire le petit espoir de paix qui était en train de naître.

Le Hamas vient juste de reconnaître le droit pour Israël d’exister : ce grand pas en avant a été fait dans la douleur grâce à l’initiative de prisonniers palestiniens de toutes les sensibilités palestiniennes qui ont réussit a se mettre d’accord sur un texte définissant la paix.

Certes ces arrestations se veulent la réplique à l’enlèvement d’un militaire israélien mais faut-il qu’un Etat réponde au terrorisme par la répression aveugle ? NON aujourd’hui les extrémistes palestiniens et le gouvernement de droite israélien marchent main dans la main pour alimenter la guerre.

Les citoyens, le gouvernement français et l’Union européenne doivent réaffirmer que la seule paix possible est une paix négociée entre les deux partenaires, que la seule voix possible, réclamée par les pacifistes israéliens et palestiniens est de créer deux Etats libres qui cohabitent l’un à côté de l’autre. Des résolutions internationales ont été votées à l’ONU ; elles doivent être appliquées :

  • - Création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 donc il faut arrêter le processus de colonisation en cours et démanteler les colonies présentes dans les frontières de la Palestine

  • - Jérusalem-Est comme capitale pour la Palestine

  • - Droit au retour des réfugiés

La communauté internationale doit s’engager et aider dans les négociations, l’ONU et l’Union Européenne doivent peser de tout leur poids pour imposer de nouvelles négociations

La loi de la « vendetta » n’apportera pas la paix

Comme son prédécesseur, le premier ministre israélien Ehud Olmert est droit dans ses bottes… de militaire. A peine élu, il poursuit la voix montrée par le bourreau de Sabra et Chatila Ariel Sharon : pas de négociation et des retraits unilatéraux avec l’appui de la force.

L’arrestation de huit ministres et 20 députés palestiniens constitue une véritable décapitation de l’Autorité palestinienne, au moment où les principales forces politiques palestiniennes viennent de signer pour la première fois un document d’entente nationale reconnaissant implicitement Israël.

Les jeunes communistes sont révoltés par la politique colonialiste, irresponsable et répressive d’Israël. Au contraire, les jeunes communistes prônent une solution négociée. L’Union européenne doit déployer tous ses efforts pour promouvoir enrayer le cycle infernal de la violence et permettre aux peuples israélien et palestinien de vivre dans la dignité et la paix. Cela passe par un règlement négocié du conflit dans le cadre des résolutions de l’ONU. De telles négociations ne peuvent se tenir que si les deux parties se reconnaissent mutuellement. Et ce n’est pas en affaiblissant les institutions palestiniennes, en arrêtant ses principaux responsables et en supprimant l’aide internationale que l’on ira dans ce sens.

La répression massive que mène Israël ne vient que consolider la spirale de la violence et n’offre aucune perspective de sortie de crise. Jamais la loi de la « vendetta » n’apportera la paix.

par UEC publié dans : Nos combats
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Mardi 11 juillet 2006

 

 LE LIBERALISME POURRIT 

  L'EMBAUCHE

LE LIBERALISME C'EST LA PRECARITE

REVOLTE !

Les solutions contre le chômage et la précarité…

C'est 30 ans de fausses solutions, de promesses non tenues, de cadeaux au grand capital…

 

 

 

Depuis plus de trente ans les politiques de l'emploi ne se sont limitées qu'à nous faire entrer dans la tête que seule la "flexibilité" peut créer de l'emploi. Depuis trente ans se sont succédés les contrats aidés tel que les TUC, CES, emplois jeunes ou contrats jeunes, CIP ou encore les récents CNE et CPE. A ces contrats se sont rajoutés tous les "cadeaux au patronat" que sont les différentes baisses de charges sociales. Les conséquences de cette politique sont pour nous désastreuses et s'appellent : chômage, petits boulots et précarité. En clair depuis trente ans la jeunesse de notre pays est sacrifiée sur l'autel du libéralisme. Nous sommes la première génération qui vivra moins bien que ses parents. Pour autant nous ne serons pas une jeunesse sacrifiée.


Les Jeunes ne sont pas une marchandise jetable !


La jeunesse s'est révoltée contre le CPE et a réussi à faire plier le gouvernement De Villepin. Nous avons assisté à un vrai "soulèvement national" de notre génération contre ce nouveau contrat précaire. Cependant il est évident que les Sarkozy, De Villepin et autre Chirac n'ont pas mesurer l'ampleur de la colère de la rue, ni même la portée de cette victoire qui doit en appeler d'autres.

Car rappelons-le, cette dernière mobilisation de la jeunesse est la 3ème en un an.

La 1ère fut le combat mené par les lycéens contre la loi Fillon. Le gouvernement Raffarin s'était débrouillé pour laisser la situation pourrir.

La 2ème fut la révolte des jeunes des classes populaires dans les banlieues. Sarkozy avait riposté par l'état d'urgence et le projet d'une "loi sur l'égalité des chances". C'est ce projet de loi qui contenait le CPE.

Seulement cette fois-ci ce fut toute la jeunesse lycéenne, étudiante, précaire, sans emploi et salariée qui s'est mobilisée et a refusé ce contrat d'esclave qui banalisait la précarité.


Tous ces événements mis bout à bout dessinent un front du refus qui rassemble toute la jeunesse face à un avenir d'exploitation et de précarité.

Nous avons crié haut et fort qu'un autre monde que celui dans lequel nous vivons était possible. Maintenant nous devons construire une alternative politique aux fausses solutions libérales.


Les Jeunes Communistes de Marcq-en-braoeul appellent à tourner le dos clairement aux politiques libérales. Nous souhaitons que la même unité populaire qui a permis le retrait du CPE puisse trouver des prolongements dans la recherche d'alternatives politiques pour sortir de toutes les précarités. Cela passera d'abord par le retrait de toute la "loi sur l'égalité des chances" qui instaurent le travail de nuit à 15 ans, l'apprentissage à 14 ans ou encore la suppression des allocations familiales aux parents d'enfants dits "difficiles".

Il est temps de penser une société dans laquelle il soit possible de se construire un avenir, c'est pour cela que nous proposons :

La sécurité d'emploi et de formation.


C'est alterner durant toute sa vie professionnelle, des périodes d'emploi et de formation sans passer par la case chômage ou précarité mais surtout garder ses revenus et ses droits. Cela répond aux besoins de formations permanentes pour tous. Concrètement, pour les jeunes, cela signifie un dispositif de nouveaux droits qui facilitent l'accès au logement, à la culture, aux transports, aux revenus (allocations d'étude, allocation de recherche d'un premier emploi ou allocation de retours à l'emploi ou à la formation.).


Ce dispositif est possible aujourd'hui car l'argent existe :

- Nous devons taxer les marchés financiers car la spéculation aspire les richesses et parasite le progrès économique et social.

- Le Cac 40 a augmenté de 23% en 2005.

- Les actionnaires des plus grosses entreprises ont empoché 22 milliards d'Euros en 2005.

- Le gouvernement continue pourtant de faire des cadeaux aux patrons.

- Nous devons exercer un contrôle sur l'utilisation des aides publiques pour l'emploi pour favoriser les entreprises qui créent des emplois stables en CDI, bien rémunérés, et offrant des formations valorisantes et non celles qui licencient pour faire plus de bénéfices et "engraisser" les actionnaires. Les élus et les citoyens doivent par ailleurs pouvoir contrôler les aides de l’Etat.

- Nous devons augmenter les salaires avec un SMIC à 1500 euros bruts par mois.


Tout ceci est aux antipodes des politiques menées actuellement par le gouvernement De Villepin/ Sarkozy. Ces derniers ont fait du libéralisme leur programme et ont instauré le CNE.


Contrat Nouvelle Embauche : une arme de plus pour les patrons.


Ce contrat, qui fut passé en force par le biais d'ordonnances le 4 août 2005, est un recul flagrant des droits des travailleurs. Dorénavant, les entreprises de moins de 20 salariés ont la possibilité de créer des emplois avec une période d'essai de 2 ans. C'est une autorisation légale pour l'employeur de licencier sans motif et sans réelle possibilité de recours de la part de l'employé.

Dans les faits, cela se traduit par une mise sous pression permanente des salariés contraints d'être corvéables à merci au risque d'être mis à la porte sans motif valable.

Le CNE crée des "salariés kleenex" et accentue la précarité.


La précarité sous toutes ses formes…


Le CNE est un "sous-contrat de travail" qui pose le problème de l'accès au logement notamment. Sur un marché de l'immobilier où les conditions d'obtention d'un logement même modeste sont de plus en plus drastiques, il est évident que le salarié en CNE rencontre les plus grandes difficultés pour se loger. La raison en est simple : il peut être priver de ressources du jour au lendemain. De la même façon l'obtention d'un simple prêt à la consommation devient alors un "vrai parcours du combattant" : quelle crédibilité a un salarié avec un CNE comme contrat en face d'un banquier pour qui la solvabilité est le seul critère pour accorder un prêt ?

En d'autres termes, le CNE c'est l'insécurité et l'incertitude comme seul projet d'avenir, en particulier pour les jeunes qui sont déjà les premières victimes de la précarité sous toutes ses formes.

Mais c'est également le point principal du "projet" de Sarkozy pour la France en 2007.


Le ministre de l'intérieur n'a que pour lui une soif de pouvoir dévorante et qui n'a aucune limite : ses dents ne rayent pas le parquet, elles le labourent, le retournent. Pour parvenir à ses fins il surfe sur tous les malaises : le chômage, l'inquiétude sociale et tous les rejets, sur le besoin de rupture…

La "méthode à sarko" c'est faire croire au changement et derrière un discours musclé relayé par tous les médias c'est promouvoir une France ultra libérale, une France "à l'américaine", une France de la précarité généralisée.


Le point principal du programme de Sarkozy : la libéralisation du marché de l'emploi.


Au lieu d'augmenter les salaires et d'accorder de nouveaux droits aux salariés, Sarkozy visent à appliquer le programme du MEDEF. C'est à dire la mort des 35 heures et un contrat de travail unique pour tous dont les garanties seraient renforcées au cours du temps. Le rêve de Sarkozy et le même que Laurence Parisot, présidente du MEDEF : des salariés corvéables à volonté, résignés et surtout sans aucuns droits. Bref un CNE/CPE pour tous !



 


PAROLES DE JEUNES PRECAIRES A MARCQ-EN-BAROEUL.

La précarité est un fléau qui touche aussi la jeunesse de Marcq-en-baroeul. Nous avons souhaité donner la parole à Ludovic, Corinne, Maxence et Audrey pour qu'ils nous livrent leurs témoignages sur leur condition de vie.


Ludovic, 32 ans.

"Je suis intérimaire depuis treize ans. J'ai effectué tous les métiers. De magasinier à ouvrier d'usine, baladé de chantier en chantier… Et aujourd'hui, où en suis-je ? Mon salaire ne change pas. Le mois dernier, je me battais avec d'autres intérimaires pour obtenir un euros de plus à l'heure : le patron a refusé… Je n'ai jamais accepté de remplacer un ouvrier licencié. Mais c'est une pratique utilisée. Ce qui fait mal aussi, c'est qu'on nous considère comme de vulgaires chewing gum : quand ça n'a plus de goût, on le jette!"


Corinne, 24 ans.

"La sécurité de l'emploi, voilà ce que promet la Droite. Parlons-en, à la lumière de mon expérience. Chaque nouvelle recherche d'emploi, quel qu'il soit, aboutit trop souvent à un échec. Ce n'est pourtant pas à cause d'une mauvaise volonté de ma part. J'ai, par exemple, pu obtenir un CES et participer ainsi à l'entretien des espaces verts. Bien que j'aie donné toute satisfaction dans mon travail, que j'ai obtenu mon diplôme de qualification, la DDE ne m'a finalement pas embauché. J'ai changé à plusieurs reprises d'orientation professionnelle, mais à chaque expérience, l'emploi a été de courte durée et sans embauche. Ma détermination et mon courage se résument donc en une addition de contrats précaires. Pourquoi cette situation ? Je montre toujours que je veux travailler. Il faut que cela change, et qu'à nous, les jeunes, on nous propose de vrais emplois."


Maxence, 23 ans.

"Que nous reste-t-il ? Il fut un temps où nous disions "attends un peu, c'est la fin du mois". Mais à présent la fin s'est transformée en milieu de mois ! Après avoir payé loyer, assurances, EDF-GDF (qui ne cessent d'augmenter), téléphone, …qu'avons-nous dans nos poches pour "profiter de la vie ?" Une simple sortie au cinéma devient un luxe, alors on se loue un DVD et on reste chez soi ! Un petit resto entre amis qui devient un Mc Do ! Et pour finir la soirée, une sortie en boîte où un verre coûte pratiquement le même prix que la bouteille en grande surface ! On ne peut plus continuer comme ça ! Où va notre jeunesse ? »


Audrey, 20 ans.

"Par les temps qui courent, il est difficile, voire impossible, pour nous les jeunes en particulier, de pouvoir bénéficier d'un moyen de transport. Acheter une voiture, même d'occasion, ce n'est pas facile, car les banques ne prêtent qu'à ceux qui ont un emploi stable : intérimaires, CNE s'abstenir ! Il reste ensuite à payer l'assurance et le carburant qui ne cessent d'augmenter. Avec le coût de la vie qui est de plus en plus élevé, et les salaires qui sont trop bas et ne changent pas, il est impossible de subvenir à tous nos besoins. Il est grand temps qu'ensemble nous réagissions…"




par UEC publié dans : Nos combats
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