Dimanche 25 novembre 2007

Communiqué de Presse

Mouvement Jeunes Communistes de France

Fédération du Nord

 

            Deux ans après le CPE, la jeunesse unie contre la L.R.U.

 

La Coordination Nationale du mouvement contre la loi Pécresse avait appelé les étudiants à battre une nouvelle fois le pavé en ce jeudi 22 novembre et à s’unir dans cette lutte avec les lycéens.

 

Pari gagné ! Ce sont plus de 6000 lycéens et étudiants qui ont défilé dans les rues de Lille pour réclamer haut et fort l’abrogation de la L.R .U.

C’est une véritable démonstration de force qui a été réalisée aujourd’hui , alors que dans le même temps Valérie Pécresse continue de considérer les étudiants hostiles à sa réforme comme étant minoritaires et récupérés par des groupuscules d’extrême gauche.

 

Une délégation de manifestants a été reçue au Rectorat de Lille pour porter les exigences du mouvement. Cela montre bien la volonté de dialogue des étudiants, posture en totale opposition avec la surdité du gouvernement.

Pour preuve : la seule réponse aux exigences apportées par la masse des manifestants fut la brutalité policière !

Nous condamnons vivement l’usage de la violence dans le seul but de réprimer la colère sociale !

Refusant de laisser passer librement la manifestation, jusqu’alors sans heurt, les C.R.S. ont chargé le cortège !

On dénombre plusieurs blessés ; le Secrétaire de l’Union des Etudiants Communistes de Lille, François Delalleau, a été victime de coups de matraque à la tête et au corps : il est actuellement en observation aux urgences.

 

Le gouvernement ne peut plus nier l’évidence ! La majorité de la jeunesse rejette en bloc la L.R.U. et doit être entendue !!!


Lille, le 22 Novembre 2007
par UEC publié dans : Lutte contre la L.R.U.
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Dimanche 25 novembre 2007
Une très bonne analyse, faite article par article, et comparant les changements dans le code de l'éducation. Rigoureux...

www.etudiants-communistes.org/IMG/pdf/LoiDecryptee.pdf
par UEC publié dans : Lutte contre la L.R.U.
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Dimanche 25 novembre 2007

PROPOSITION DE LOI

tendant à l'abrogation de la loi 2007-1199 relative aux libertés et aux responsabilités des universités.


Article unique


La loi n°2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et aux responsabilités des universités est abrogée.


Exposé des motifs


Mesdames, Messieurs,


Le mouvement étudiant s’amplifie de jour en jour, pour refuser la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). Par la mise en concurrence des universités et des étudiants, cette loi vise à détruire les fondements du système éducatif français. Nous en demandons donc l'abrogation. Il ne s’agit pas de défendre un statu quo, mais contrairement à la loi LRU, de proposer pour l’université une réforme ambitieuse.


Cette loi représente un danger tant pour le fonctionnement financier que démocratique des universités. Elle renforce le pouvoir des présidents d'universités et restreint le nombre de membres des Conseils d'administration. Cette loi favorise le regroupement d'universités, un président aux pouvoirs élargis et un CA de moins de 30 personnes pourraient donc être à la tête d'universités de plus de 100,000 étudiants (ex: l'université de Provence). La composition des conseils d'administration est aussi contestable, le nombre de représentants extérieurs à l'université (7 ou 8) étant supérieur au nombre de représentants étudiants (de 3 à 5).

Le volet financier de cette réforme est plus que contestable. L'autonomie financière proposée aux universités est un voile de fumée pour cacher le désengagement financier de l'Etat alors que ce dernier se devrait de doubler le budget alloué à l'enseignement supérieur afin de mener une réforme efficace des universités. En encourageant une politique d'emploi basée sur la contractualisation, ainsi que la création de fondations comme source de financement, cette loi accentue la dépendance financière des établissements d'enseignement supérieur. Les acteurs privés, nouveaux bailleurs de fond des universités françaises, pourraient revendiquer des modifications des formations proposées au sein des établissements les plus fragiles financièrement. Une forte augmentation des frais d'inscription est aussi à prévoir comme cela est déjà le cas dans les instituts d'études politiques (pourtant établissements publics). Enfin, l'autonomie financière créera des disparités de moyens se répercutant indéniablement sur la qualité des diplômes délivrés par les universités les plus exposées.

Il y a urgence à donner de nouveaux moyens à l’université, en recrutant massivement des enseignants chercheurs sur statut de la Fonction publique ainsi que du personnel technique et administratif. Le budget de fonctionnement par étudiant doit être doublé pour permettre aux universités d’assurer leurs missions de formation et d’engager un vaste plan de rénovation, de construction et d’équipement des universités.

L’université doit rester accessible à tous, sans discrimination sociale, c’est pourquoi il faut établir une gratuité véritable des études.

La présente proposition de loi vise donc à supprimer un projet de loi qui loin de répondre aux besoins des universités engage l'enseignement supérieur français sur la voie de privatisation et rompt définitivement avec la vision républicaine de l'éducation.

par UEC publié dans : Lutte contre la L.R.U.
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Dimanche 25 novembre 2007

19 octobre 2007 dans L’Humanité

La « cohérence scientifique nationale » en danger

Recherche . Craignant pour l’avenir du CNRS, les chercheurs ont profité d’un conseil d’administration, hier, pour s’opposer au projet gouvernemental.

Gros coup de colère, hier, des chercheurs français. Dans la rue à Paris, Marseille, Toulouse ou Orléans. Dans la salle feutrée du CNRS à l’occasion du conseil d’administration de l’organisme public de recherche. La raison ? Le navire amiral des labos hexagonaux a été « poignardé par le gouvernement », dénoncent les syndicats FSU et CGT.

Une première fusée d’alerte lancée par les scientifiques

Le 9 octobre dernier, les membres du conseil scientifique du CNRS, parmi lesquels figure le récent lauréat du prix Nobel, Albert Fert, ont lancé une première fusée d’alerte en apprenant que le gouvernement leur confisquait le droit de s’exprimer sur le plan stratégique de l’organisme, censé être adopté hier par le CA. Officiellement, aurait prétexté Gilles Bloch, directeur de la direction générale de la recherche et de l’innovation (DGRI), le gouvernement donnera ses orientations pour l’organisme « dans les mois à venir ». Soit après les élections municipales. Le lendemain, le 10 octobre, la conférence des présidents du comité national, l’une des plus hautes instances représentatives du CNRS, lançait par la voie de son président une nouvelle fusée de détresse (lire l’Humanité du 15 octobre). C’est que les chercheurs goûtent peu à l’ingérence gouvernementale. Surtout quand celle-ci suppose des changements structurels du système de recherche français.

Il serait question de transformer le CNRS en agence de moyens et de transférer ses chercheurs dans les universités, nouvellement autonomes. Fini la « cohérence nationale de la politique scientifique » française assurée depuis un demi-siècle par le CNRS, explique Daniel Steinmetz, du SNTRS-CGT. « Aujourd’hui, peu, voire aucune université n’a les moyens de gérer des problématiques nationales », estime Patrick Montford, du SNCS-FSU. Or, « si le CNRS n’assure pas cette cohérence, c’est le pouvoir politique qui le fera », prévient le syndicaliste. Ce qu’il fait déjà en partie, depuis la création, en 2005 de l’Agence nationale de la recherche (ANR), chargée de distribuer des fonds pour des projets à court terme en fonction de priorités définies au ministère. De même, le statut de chercheur à temps plein est dans le collimateur du gouvernement, qui rêve de les voir aux côtés de leurs collègues enseignants-chercheurs dans les universités, sous la responsabilité des présidents d’établissement. « Transformer les chercheurs en enseignants-chercheurs réduirait l’effort de recherche », craint Pierre Girard, du SGEN-CFDT.

Le chercheur à temps plein est dans le collimateur

Hier, lors du CA, Gilles Bloch aurait mimé l’incompréhension devant la mobilisation des chercheurs : le gouvernement ne prévoit pas de mettre à bas le CNRS. Nicolas Sarkozy a pourtant annoncé, en tant que candidat puis président, son intention de transformer l’organisme public en agence de moyens.


Vincent Defait

par UEC publié dans : Nos combats
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Dimanche 25 novembre 2007

Avis de tempête au CNRS dans L’Humanité 15 Octobre 2007

Recherche . Le bateau amiral de la science française pourrait changer de statut. Les chercheurs refusent le « démantèlement » de la recherche publique et la vision à court terme du gouvernement.

Une mutinerie sur le bateau amiral de la recherche française ? Le CNRS, en tout cas, s’agite. La missive a été lancée le mercredi 10 octobre par l’une des plus hautes instances de la science hexagonale : la très solennelle conférence des présidents du Comité national (CPCN), qui regroupe les représentants des diverses disciplines de la recherche française. Depuis près d’une semaine, le document, signé par son président Yves Langevin (lire notre entretien), circule de mail en mail, de bureau en bureau. La raison ? « Des éléments factuels (…) démontrent (…) qu’une mutation profonde de la gestion de la recherche en France se prépare dans l’opacité la plus totale, et cela à très court terme », affirme le courrier. Que le président de la République et son gouvernement veuillent restructurer le système de recherche français n’est pas nouveau. Mais la manière exaspère.

Le gouvernement bloque tout

Mardi dernier, le conseil scientifique du CNRS se réunit afin d’émettre un avis sur le plan stratégique de l’organisme, préparé depuis près d’un an et demi et censé être adopté le 18 octobre par le conseil d’administration. Mais, surprise : le directeur général Arnold Mingus annonce aux présents que leur avis n’est plus à l’ordre du jour. L’explication est arrachée à force d’insistance : le gouvernement a imposé la suspension de tout vote avant qu’il ait précisé ses « orientations », « dans les prochains mois », à l’égard du principal organisme public de recherche. Aussitôt, les membres du conseil scientifique approuvent à l’unanimité un texte s’opposant à une telle intervention de la tutelle. Un drôle de chaud et froid pour Albert Fert, nommé prix Nobel de physique le jour même et qui siège au conseil scientifique du CNRS. Le lendemain, la conférence des présidents du Comité national publie sa fameuse lettre. Suivie par les syndicats et l’association Sauvons la recherche..

Cet été, déjà, la DGRI (Direction générale de la recherche et de l’innovation) était largement intervenue dans le contenu du plan stratégique du CNRS : « Toutes les modifications effectuées allaient dans le sens d’une restriction de l’autonomie du CNRS », écrit la CPCN dans son courrier. Le concurrent de l’organisme, l’Agence - nationale de la recherche (ANR), a vu au contraire « son rôle fondamental souligné ».

Les labos dans les universités

Malgré de timides démentis, le candidat Nicolas Sarkozy, devenu président, n’a jamais caché son intention de transformer le CNRS en agence de moyens. Autrement dit, l’organisme public n’assurerait plus, comme depuis un demi-siècle, la cohérence nationale de la recherche française. Il n’aurait d’autres missions que de distribuer des fonds, sans politique scientifique propre. À charge pour les universités d’abriter les labos français. Une intention confirmée par le budget de la recherche présenté fin septembre.

De son côté, Yves Langevin prévient : « Nous avons informé les chercheurs. Maintenant, nous attendons que le gouvernement clarifie ses intentions. La charge de la preuve est de son côté. »


Vincent Defait

par UEC publié dans : Nos combats
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