Le Parti Socialiste a enfin désigné sa secrétaire nationale et clos ainsi son Congrès de Reims, dans la douleur. Cette manière de concevoir la politique comme la conçoivent les leaders socialistes reste totalement étrangère au peuple de France. Les étudiants, plus particulièrement, restent imperméables aux guerres d'appareils et aux enjeux politiciens d'une organisation par trop influencée par le système pourri de la Vème République, et par une monarchie élective plus attachée aux personnalités plutôt qu'à la réelle prise en compte des aspirations populaires. Et ils ont raisons !
Plus spécialement en ce qui concernent les réformes universitaires, le PS n'a toujours pas clarifié ses positions : est-il favorable ou non à la marchandisation de l'Education Nationale et du service public d'enseignement supérieur ?
Car les socialistes, quand ils ne furent pas les initiateurs du processus de privatisation et de démantèlement de l'enseignement supérieur ( cf. Claude Allègre et son « grand marché éducatif du XXIè siècle ) alors qu'ils étaient au gouvernement, ne rompirent pas non plus avec l'unanimisme gouvernemental et parlementaire autour de la loi Pécresse en 2007 ( les députés socialistes étant favorables au « principe de l'autonomie », c'est-à-dire à l'esprit de la LRU, au Plan Campus et au Plan Réussite en Licence ).
Seuls les communistes se sont opposés sur le fond et sur la forme aux réformes Pécresse ; avec les étudiants, majoritairement contre la LRU, les communistes se sont engagés et continuent de lutter contre les effets néfastes d'un processus qui tend à nous priver d'un enseignement de qualité, des savoirs et de la recherche dont notre pays a tant besoin.
C'est pourquoi, dans un contexte où le PS s'embourbe dans une guerre des chefs, mais aussi dans un contexte européen où des résistances apparaissent, où les étudiants allemands, les étudiants italiens, les grecs aussi, se mobilisent contre la privatisation de leurs Universités, contre la suppression d'enseignants-chercheurs, pour la gratuité de l'inscription ainsi que pour l'augmentation des moyens pour accéder aux études supérieures ( bourses, services universitaires, ... ), l'Union des Etudiants Communistes réaffirme que la LRU ne servira qu'à soumettre la production de la connaissance et le partage des savoir aux intérêts politiciens et économiques (entendez privés).
Dans la perspective des élections européennes, l'Union des Etudiants Communistes appelle tous les acteurs de l'enseignement supérieur, enseignants, chercheurs, étudiants, salariés, syndicats et associations à se mobiliser pour que se constitue un Front Progressiste. Ce Front réclamera très clairement l'arrêt de la Stratégie de Lisbonne qui veut faire de l'économie européenne « l'économie de la connaissance la plus compétitive du monde », le respect du NON au Traité de Lisbonne refusé en 2005, et affirmera son attachement au service public de l'éducation et de l'enseignement supérieur : notre éducation n'est pas à vendre !
Pour nous contacter :
Par mail uec_lille@yahoo.fr
Par courrier Union des Etudiants Communistes, 18 rue d'inkermann, BP 1233, 59000 Lille
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