Le mouvement contre la LRU et ses conséquences désastreuses ne faiblit pas. Tant au niveau national : 50 000 étudiants et enseignants-chercheurs ont défilé dans les rues lors de
la grève nationale du 19 Mars ; qu'au niveau local.
En effet, ce lundi 23 Mars, l'Université de Lille 3 a rejoint Lille 2 et Lille 1 en se prononçant majoritairement pour un blocage des locaux et l'arrêt des cours : 757 POUR (60, 22%), 466 CONTRE
(37,07%) sur 1 300 étudiants réunis en Assemblée Générale.
Le blocage comme expression d'une mobilisation légitime apparait dès lors comme la voie choisie par les étudiants de Lille pour se mobiliser au mieux et créer le rapport de force nécessaire pour
faire plier le gouvernement.
Nos revendications sont claires, et elles commencent par l'abrogation pure et simple de la LRU, refus du processus de Bologne et de la stratégie de Lisbonne (tendant à faire de l'économie
Européenne l'économie de la connaissance la plus compétitive du monde), à l'origine d'un mouvement de contestation européen, et de notre lutte contre le démantèlement de l'Université Publique et de
la marchandisation des savoirs.
Nous, étudiants communistes, considérons le mouvement actuel comme juste. Et nous appelons à sa massification, seul moyen de gagner la bataille idéologique, premier pas nécessaire pour espérer un
changement politique radical.
Nous soutenons dans ce cadre toutes les formes de luttes que choisiront démocratiquement les étudiants, cependant nous tenons à les mettre en garde contre tout risque de division, et contre
la désertification de l'Université, par suite du blocage. Fort de notre expérience de la mobilisation de 2007/2008 contre la LRU, nous savons que les débats ont tendance à se cristaliser
essentiellement autour des formes de mobilisation, et qu'on en vient dès lors à oublier le fond du problème : la loi LRU et ses suites.
C'est pourquoi l'Union des Etudiants Communistes appellent les étudiants à participer en masse aux différentes Assemblées Générales, notamment celles organisées par les UFR, afin que chacun
s'approprie pleinnement les enjeux du mouvement de contestation, et aborde ainsi les revendications qui permettront de construire un véritable projet pour notre Université.
Dans ce sens, nous appelons à la tenue d'Etats Généraux des Universités, lieu de dialogue réel et de prise en considération des aspirations de la communauté universitaire.
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